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Copenhague : les 3 clés pour maîtriser l'indicateur CO2

Thomas Blosseville
Copenhague : les 3 clés pour maîtriser l'indicateur CO2

© DR

La conférence de Copenhague sur l’évolution du climat démarre aujourd’hui. Les émissions de gaz à effet de serre seront sur la sellette, en particulier le CO2. Pour l’industrie, cet indicateur environnemental doit pourtant être manié avec précautions. Explications avec le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France

La chasse au CO2 est ouverte. A Copenhague, la Conférence de l’ONU sur l’évolution du climat démarre aujourd’hui. Pour l’industrie, il ne s'agit plus de s’interroger sur la réalité du changement climatique. Mais d’anticiper les évolutions réglementaires, incitations économiques et d’image qu’il impose. Pour s’y retrouver, l'équivalent CO2 est devenu l’indicateur incontournable, à condition de prendre 3 précautions.

Penser aux émissions indirectes

« Le CO2 est le principal responsable de la variation de l’effet de serre. Parmi les gaz impliqués, c’est celui auquel les ingénieurs sont le plus confrontés. Le CO2 est donc un excellent indicateur climatique pour l’industrie », note Michel Bruder, président du comité environnement du CNISF. La première priorité de l'ingénieur doit être l’économie d’énergie. Pour un process industriel, elle parait naturelle. Mais attention à ne pas ignorer les émissions indirectes, comme celles dues à une mauvaise isolation des bâtiments ou au mode de production d’énergie. « Quand on consomme de l’électricité, on émet toujours du CO2, même avec l’énergie nucléaire qui oblige à démarrer des centrales à charbon pour franchir les pointes de consommation », rappelle Michel Bruder.

Les autres enjeux environnementaux

Deuxième mise en garde du CNISF : l’indicateur CO2 ne suffit pas pour concevoir un nouveau produit. Il donne certes une tendance des principaux postes émetteurs de gaz à effet de serre. Mais l’ingénieur ne doit pas négliger les autres enjeux environnementaux : pollutions; ressources en eau… Tout dépend de l’industrie concernée, selon qu’elle est très énergivore et/ou très polluante.

Avancer pas à pas

Enfin, troisième précaution : il n’existe pas de références réglementaires sur les émissions CO2 d’un produit (pris unitairement). L’objectif est donc d'avancer pas à pas. Amélioration continue et approche globale : dans ces conditions, le CO2, au même titre que la biodiversité, l’eau et les pollutions, peut devenir un indicateur de référence pour l’industrie.

Thomas Blosseville

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