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Contrefaçon : la technologie à la rescousse

Industrie et Technologies
Le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR) a mis au point des systèmes pour lutter contre la contrefaçon et le trafic illicite des montres : transpondeurs, identification par ultrasons, technique de scellement des cont

 La contrefaçon, le piratage et le trafic illicite touchent entre 5% et 7% des échanges mondiaux. La contrefaçon représente un chiffre d'affaires annuel de 450 milliards d'euros sur le plan mondial, dont 60% est réalisé dans des pays de l'UE. C'est le secteur des montres qui est le plus touché (5%).


«Ces pratiques illégales sont un véritable fléau au niveau mondial et elles touchent principalement l'économie européenne, qui est leur première victime. Il nous est impossible d'être absolument sûrs que la montre de prix que nous venons d'acheter est bien un original. Les technologies innovantes développées par la Commission vont contribuer à fournir des solutions dans la lutte contre les délits de piratage»  a déclaré M. Philippe Busquin, membre de la Commission européenne chargé de la recherche.

Les chercheurs de l'UE proposent deux technologies brevetées différentes qui permettent de confirmer l'authenticité d'une montre.

La première fait appel à des transpondeurs passifs utilisant des radiofréquences et comprenant une puce dans laquelle sont stockées des informations. Le transpondeur, qui peut transmettre un signal à travers une épaisseur de métal pouvant atteindre 0,5 mm, est intégré au dos du boîtier de la montre.

Le signal qu'émet ce transpondeur peut être capté depuis l'extérieur par une antenne spécifique connectée à une base de données (accessible en ligne) qui associe l'identité du transpondeur au numéro de la montre.

Le cas échéant, il est également possible de faire figurer la date de la vente et le nom du propriétaire dans les informations stockées dans le transpondeur.

L'autre utilise une technique à ultrasons et est destinée aux montres mécaniques qui ne contiennent pas de pièces électroniques. Des trous minuscules sont percés au dos de la couronne de la montre. Grâce à un lecteur à ultrasons, il est possible de mettre en corrélation le nombre et la position des trous et le numéro de la montre au moyen d'une base de données en ligne.

Cette méthode ne nécessite pas l'insertion de dispositifs électroniques à l'intérieur de la montre.

Troisième angle d’attaque la sécurité des cargaisons. Environ 90% de toutes les cargaisons sont conteneurisées. Il est donc devenu extrêmement important de sceller convenablement les conteneurs. Or, les méthodes de scellement classiques ne permettent pas de garantir l'intégrité des conteneurs et de détecter une éventuelle intrusion, pas plus qu'elles ne fournissent des informations sur le sort de la cargaison et des marchandises qu'elle contient.

Le  CCR a mis au point une technique de scellement des conteneurs peu onéreuse qui fait appel à la technologie des transpondeurs multiples. Ce scellé novateur a une excellente résistance mécanique et comporte un système d'identification exclusif. Le dispositif confirme l'installation correcte du scellé, détecte toute ouverture illicite et, le cas échéant, stocke des informations dans une mémoire permanente placée à l'intérieur du scellé.

Toutes les lectures et tous les enregistrements peuvent être faits automatiquement grâce à une antenne et stockés dans une base de données accessible en ligne. Ils permettent de donner des informations en temps réel sur la conformité de l'installation, sur l'intégrité du scellé et sur les lectures effectuées à chaque point de contrôle.

Ce produit peu coûteux, permettant de détecter les ouvertures non autorisées et de suivre le cheminement de la cargaison jusqu'à la livraison est protégé par le brevet en instance 2694 PP - Demande de brevet 13103 déposée le 27/11/2002.

Toutes les informations relatives à l'identification et au scellement sont organisées et stockées dans une base de données de démonstration (TDBS), une application de gestion de données en réseau. La base TDBS sert à stocker les informations relatives à la vérification des scellés et à les rendre disponibles en temps réel par l'intermédiaire de n'importe quel réseau de contrôle.

Une fois les données téléchargées, elles deviennent immédiatement accessibles sur l'internet. La base TDBS est un système client-serveur dans lequel la plus grosse partie de la charge technique se trouve côté serveur, afin que le client puisse disposer d'un système convivial quelle que soit la puissance de son système informatique.

Les clients ont donc la possibilité d'accéder à la base TDBS par l'intermédiaire de terminaux portables (ordinateurs de poche ou téléphones mobiles utilisant une interface WAP), sans limitation de vitesse, de qualité ou de nombre de fonctions proposées.

Franck Barnu
(source Commission européenne)

Pour en savoir plus
- Voir le site http://silab.jrc.it

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