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Conception de la sécurité des machines : un sursis pour l’ancienne norme

Jean-François Preveraud
Conception de la sécurité des machines : un sursis pour l’ancienne norme

Trouver le bon équilible entre sécurité, faisabilité technique et coût.

© DR

Le Comité européen de normalisation accepte que les concepteurs des fonctions de sécurité des machines continuent à utiliser la norme EN 954-1 jusqu’en décembre 2011, en parallèle de la norme ISO 13849-1, qui sera la seule valable à partir de janvier 2012.

Les concepteurs des fonctions de sécurité des machines vont pouvoir continuer à utiliser la norme EN 954-1 jusqu’à fin décembre 2011, alors que celle-ci devait céder la place à la norme ISO 13849-1 au 1er janvier de cette année. En effet, le Comité européen de normalisation (CEN) a finalement accepté que les concepteurs puissent utiliser indifféremment les deux normes durant une période transitoire de deux années.

Reste que si les concepteurs de machines disposent d’un délai supplémentaire de deux ans, ils ont tout intérêt à s’approprier la nouvelle norme rapidement. « C’est non seulement une manière, pour eux, d’anticiper son application, mais aussi un moyen de pouvoir répondre aux attentes de certains exploitants qui commencent, d’ores et déjà, à intégrer les exigences de l’ISO 13849-1 dans leurs cahiers des charges », estime-t-on au Centre technique des Industries Mécaniques (Cetim).

Une nouvelle approche de la sécurité

Un délai qui devra aussi être mis à profit par les fabricants de machines pour former leurs concepteurs, car la norme ISO 13849-1 propose une nouvelle approche de la sécurité des machines. « Contrairement à la norme EN 954-1 qui met en œuvre une démarche déterministe, la nouvelle norme ISO 13849-1 accorde une importance toute particulière à l’aspect quantitatif des fonctions de sécurité. En fait, elle introduit des niveaux de performance, directement liés aux risques présents sur la machine, qui permettent de dimensionner convenablement les fonctions de sécurité », explique-t-on au Cetim.

Pour faciliter cette transition, les concepteurs pourront aussi s’appuyer sur le logiciel Sistema (Safety Integrity Software Tool for the Evaluation of MAchine). Celui-ci a été développé par l'Institut de la sécurité au travail allemand (Berufsgenossenschaftliches. Institut für Arbeitsschutz - BGIA), afin de les guider dans l’application de la norme, pour développer rapidement des fonctions de sécurité bien adaptées à leurs problématiques, tout en démontrant le sérieux de leur démarche. Le Cetim, à la demande de sa Commission Machines-outils et Productique, a réalisé une traduction de ce logiciel en langue française.

Selon Lionel Meleton, expert du sujet au Cetim, cet outil peut aider les industriels à dimensionner au mieux les fonctions de sécurité. « Ils vont ainsi pouvoir répondre aux impératifs de la Directive Machines sans pour autant se pénaliser en terme de coût », estime-t-il. À condition, bien sûr, de bien s’approprier le logiciel. Pour cela, des prestations d’assistance et de formation sont mises en place au Cetim pour accompagner les industriels lors de cette prise en main.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.cetim.fr
 

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