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Communication intermachine : un marché mondial de plus de 220 milliards d'euros en 2010

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L'Idate propose une analyse approfondie du marché de communication de machine à machine autour des technologies cellulaires et RFID, ainsi que les stratégies des principaux acteurs du domaine.

Le marché potentiel des solutions de communication de machine à machine (M2M ou machine-to-machine) se compte en milliards de machines et en centaines de milliards d’objets pouvant devenir communicants. Quel que soit le secteur d’activité ou l’application envisagée, une machine (voire un objet) a plus de valeur si elle est connectée à un réseau permettant de la gérer ou de la contrôler à distance.

Le nombre de modules de communication M2M représentait déjà 92 millions d'unités toutes technologies réseaux confondues en 2004, et devrait atteindre 500 millions de modules d’ici à 2010. Ces modules mettront en œuvre près de 2 milliards de machines et 100 milliards d’objets communicants, principalement des étiquettes RFID, avec les pilotes au niveau produit, dès 2009.

Le marché mondial du M2M devrait peser plus de 220 milliards d'euros en 2010, contre 20 milliards actuellement, soit une croissance annuelle de 49%. Les acteurs qui retireront le plus de valeur de ce marché sont les équipementiers et les intégrateurs. Le marché devrait donc profiter aux différents acteurs de l’offre mais aussi de la demande.

Les différentes industries, notamment les grands comptes, sont conscientes des bénéfices potentiels pour leurs activités opérationnelles, avec la réduction des coûts via une gestion optimisée en temps réel de leurs ressources. Elles peuvent aussi tirer partie du M2M pour mettre en place des services de maintenance préventive ou proposer de nouveaux services innovants.

Le développement du marché du M2M se fait et continuera de se faire par secteur d’activité.Les industries les plus avancées dans le domaine du M2M sont le transport, pour la gestion de flotte et la télématique avancée (sécurité, secours, navigation dynamique…), et les utilities (gaz, électricité, eau...). Des segments historiques sous technologie filaire migrent progressivement vers les technologies mobiles, comme la sécurité ou la monétique.

 Les segments les plus prometteurs concernent la gestion de la chaîne logistique ouverte, à travers notamment les solutions sous RFID, les systèmes de télé-médecine et les solutions de management de l’énergie, en liaison avec les solutions de gestion de site ou de bâtiments. Des services innovants apparaissent aussi autour de certaines industries, comme l’assurance automobile ('Pay as you drive'), la distribution automatique ou la gestion des équipements de bureau en maintenance préventive. Le confort de l’habitat ou les applications de type domotique ne représentent en revanche pas encore d'opportunités économiques crédibles dans les cinq prochaines années, en dehors de la sécurité, déjà bien développée.

Le marché du M2M connaîtra une impulsion majeure avec la diffusion à terme du RFID sur les produits dans les commerces (grande distribution alimentaire et électronique grand public) ou sur les publicités, en autorisant de nouveaux usages de consommation. Le M2M est un nouveau marché (voire un nouveau métier pour les opérateurs de téléphone fixe ou mobile), qui est en effet plus proche de celui des services informatiques que de celui des télécoms. Les ventes se font plutôt par secteur d’activité, alors que les technologies à mettre en jeu sont relativement transversales.

Les besoins exprimés, sous forme de fonctions ou d’usages plus que de technologie, sont généralement sur mesure et très différents d’une industrie à l’autre. Les usages réseaux sont relativement réduits, aussi bien en voix qu’en données, n’impliquant pas le plus souvent de besoin en débits élevés.

Ce marché est toutefois attractif pour les opérateurs car il repose sur des solutions à longue durée de vie déployées sur un grand nombre de modules (projet moyen en milliers de machines) via un seul client donneur d’ordre (coût d’acquisition limité). Il permet par ailleurs de rentabiliser les réseaux déployés, en augmentant par exemple le trafic sur réseaux 2G et 3G.

Les opérateurs mobiles se sont, pour la plupart, engagés récemment sur ce marché avec des approches très diversifiées. Conscients du potentiel, les opérateurs les plus impliqués proposent des plates-formes technologiques (Orange) ou des packages verticaux (BT, Vodafone…).

Mirel Scherrer

Pour en savoir plus
Idate


 

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