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CLIP, la nouvelle techno pour imprimer encore plus vite en 3D

CLIP, la nouvelle techno pour imprimer encore plus vite en 3D

La pièce est imprimée en continue et non plus couche par couche.

© carbon 3D

Une technologie d’impression 3D a été développée par la start-up Carbon 3D. Inspirée du film Terminator, elle permettrait d’aller de 25 à 100 fois plus vite que les machines classiques.

La start-up américaine Carbon 3D, soutenue par Googlea présenté une imprimante 3D innovante lors de la conférence TED de Vancouver. Celle-ci utilise une technologie dénommée CLIP (Continuous liquid interface production). Pour cela, la machine polymérise la matière en projetant des rayons UV dans un réservoir de résine. Comme dans les techniques DLP/SLA : un projecteur vidéo projette une image UV sur une résine photosensible qui se solidifie sous l'action des rayons. Mais cette technique – la photopolymérisation -  rencontre traditionnellement un problème d’inhibition due à la réaction avec l’oxygène de l’air, détaillent nos confrères de L’Usine Nouvelle, si bien que les pièces ne sont pas toujours bien polymérisées.

Les inventeurs du procédé CLIP ont tiré parti de ce problème. La partie inférieure du bac de résine (par où arrivent les rayons UV, voir schéma ci-dessous) n’est plus une simple vitre mais est volontairement perméable à l’oxygène de l’air. L'oxygène réagit avec la résine, si bien que les trente premiers microns de résine restent liquide, et l’objet solide ne se forme que plus haut. L’objet est tiré en continu de cette « zone morte » de trente microns qui reste en permanence liquide.

             La "zone morte", située sous l’objet en cours de solidification, reste liquide.
                   La solidification ne se produit qu’au-dessus de la "zone morte",
                             tandis que l’objet est tiré en continu hors du bain.

100 fois plus vite qu'une stéréolithographie

La technologie permet d’aller plus vite car elle ne fonctionne plus en  "couche par couche" mais en continu. Dans les technologies traditionnelles de photo-polymérisation, il faut en effet réinjecter une couche de résine liquide sur celle qui vient de polymériser. Cela prend alors plus de temps. Selon les créateurs de la machine, l’imprimante peut créer des élastomères extrêmement souples, 25 fois plus rapidement qu’une impression Polyjet 3D et 100 fois plus vite qu’en stéréolithographie. Elle permet en outre d’obtenir une meilleure résolution et une structure plus proche des objets fabriqués par injection dans un moule.

L'imprimante 3D a déjà été testée par un constructeur automobile, un fabricant de vêtements de sport, un studio de design d'Hollywood et un laboratoire de recherche, selon Carbon 3D. Pour la mettre au point, son Pdg Joseph DeSimone dit s’être inspiré de Terminator et de son personnage T-1000 dont l’alliage possède des propriétés qui lui permet de se liquéfier puis de se reformer rapidement. Encore sous forme de prototype, l’imprimante pourrait être commercialisée dès l’année prochaine.

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