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Cleantech : 10 pépites technologiques à découvrir pendant la COP21

Cleantech : 10 pépites technologiques à découvrir pendant la COP21

Cofondée par Charles Smadja et Frédéric Silvert, l’entreprise lilloise Nenuphar s’est spécialisée dans le secteur de l’énergie éolienne en mer. Elle a développé un concept d’éolienne flottante à axe vertical de 2MW.

© Nenuphar

Un navire multi-énergie, une flamme industrielle propre, une éolienne à axe vertical, un aspirateur à particules… Découvrez les innovations de 10 pépites françaises qui seront présentes au Bourget à l’occasion de la COP21.

A quelques heures du coup d’envoi de la conférence des Nations unies sur le climat (COP21), où 147 chefs d’Etats se retrouveront pour tenter de trouver un accord afin d’endiguer le réchauffement climatique, 21 start-up françaises ont été désignées pour représenter la FrenchTech à l’issu d’un concours regroupant 150 participants. Industrie & Technologies vous propose de (re)découvrir les 10 entreprises les plus technologiques d’entre elles, certaines pépites ayant déjà été repérées par la rédaction.

Bulane conçoit une flamme industrielle propre

Repérée par la rédaction l’année dernière, la start-up montpelliéraine Bulane est née des travaux du CNRS et de l’Ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). La jeune pousse a mis au point un procédé d’électrolyse de l’eau qui produit de l’hydrogène. Ce procédé permet de produire, sur site, sans stockage et en temps réel, un gaz combustible zéro carbone brûlant à très haute température. Bulane commercialise cette technologie à travers l’appareil Dyomix qui produit une flamme destinée au brasage industriel. Retrouvez tous les détails de la technologie dans l’article : Une flamme industrielle nouvelle génération.

Tallano Technologie crée un aspirateur à particules

Fondée en septembre 2012, la start-up parisienne Tallano Technologie développe une turbine d’aspiration de microparticules qui collecte, à la source, les particules émises par les systèmes de freinage des véhicules de transport. « Nous avons réinventé l’aspirateur » explique Christophe Rocca-Serra, président de la start-up, à nos confrères d’Usine Nouvelle. Miniaturisé à l’extrême pour prendre place sur l’étrier de frein, l’aspirateur ultrasophistiqué comporte une turbine entraînée par le disque, et deux buses placées de part et d’autres du disque qui aspirent les particules émises par les plaquettes, explique l’article. Les particules sont, quant à elles, stockées dans un filtre qui sera remplacé par le garagiste lors de l’entretien périodique du véhicule.

SP3H scanne l’ADN du carburant

La start-up SP3H ne se caractérise pas par sa jeunesse (l’entreprise a été fondée il y a 10 ans) mais par son caractère innovant. Fondée par Alain Lunati (élu Ingénieur développement durable de l’année en 2011 par la rédaction d'I&T), la société a développé un capteur optique miniaturisé pour scanner l’ADN du carburant. Le dispositif est installé à bord des véhicules, et l’information est transmise à l’ordinateur en charge d’optimiser le fonctionnement du moteur, en ajustant en temps réel les paramètres d’injection et de combustion . La solution permettrait de réduire de 5 % les rejets de CO2 et de 20 % les émissions d’oxyde d’azote. Basée à Aix-en-Provence, l’entreprise a finalisé en 2014 une levée de fonds de 2,5 millions d’euros pour industrialiser sa technologie.

Enertime transforme la chaleur des industriels en électricité

Basée à Courbevoie (92), la start-up Enertime s’est spécialisée dans les cycles organiques de Rankine (ORC) pour transformer la chaleur perdue par les industriels en électricité. Fondée par Gilles David et Fabien Michel, l’entreprise, qui compte désormais 29 collaborateurs, a notamment mis au point sa propre machine capable de produire 1 MW d’électricité à partir de fluides non inflammables et non toxiques. La machine a été installée en 2012 dans la fonderie FMGC à Châteaubriant (44). Dans les détails, la machine ORC est installée sur le système de refroidissement des fumées et récupère de la chaleur sous forme d’huile thermique à 200°C. L’électricité produite par l’ORC est réinjectée dans le réseau interne de l’usine pour environ 5 000 MWh par an.

Geps Techno veut mettre à l’eau un navire multi-énergie

Basée à Saint-Nazaire (44), l’entreprise Geps Techno s’est spécialisée dans la production d’énergies renouvelables en mer. Fondée en 2011 par Jean-Luc Longeroche et Philippe Magaldi, la start-up a lancé en juin dernier une campagne de Crowdfunding sur le site américain Indiegogo pour financer une partie de la construction du Mliner, un projet de plate-forme flottante, de 270 m de long sur 90 m de large, produisant de l’électricité grâce à quatre sources d’énergies renouvelables (éolienne, hydrolienne, houlomotrice et solaire). L’objectif est ensuite de rétrocéder cette électricité à un réseau électrique terrestre.  Les premiers essais en mer sont prévus pour 2017.

Cogebio réinvente la technologie du brûleur à gazéification

Basée à Lyon (69), la start-up Cogebio, cofondée par Etienne Lebas, Christian Bédrossian et Louis Rousseau, a mis au point une technologie baptisé Gasclean pour valoriser la biomasse (bois forestier et bois de recyclage). Elle s’articule entre un gazéificateur et un brûleur. Le brûleur brûle le gaz chaud non épuré dès sa sortie du gazéificateur et affranchit ainsi de l’étape de retraitement et de conditionnement du gaz. Notamment soutenue par la BPI et Suez Environnement, Cogebio compte actuellement une dizaine de collaborateurs.

ForCity utilise les Big Data pour prédire l’évolution des villes

Nous restons à Lyon avec la start-up ForCity, mais dans un tout autre domaine. Fondée en janvier 2014 par François Grosse et Thomas Lagier, la jeune pousse a développé une plate-forme éponyme, disponible en mode SaaS, qui permet de modéliser une ville miroir numérique. Cette ville miroir est ensuite rendue dynamique par des modèles mathématiques simulant l’évolution du territoire au cours du temps. La plate-forme permet alors aux collectivités et aux entreprises de simuler différentes évolutions du territoire selon plusieurs paramètres (population, transports, énergie, attractivité d’un quartier, etc. ) et scénarios. ForCity compte notamment parmi ses clients Veolia Asia pour qui elle a développé une maquette numérique de Hong Kong, afin d’étudier les interactions entre le territoire et les métiers de Veolia : valorisation des déchets, cycle de l’eau, distribution de froid dans les bâtiments.

Enogia récupère la chaleur des gaz d’échappement

Repérée dès l’année dernière par Industrie & Technologies, la start-up marseillaise Enogia a développé, en partenariat avec l’IFP Energies Nouvelles, un système de turbine compacte basé sur le cycle de Rankine. Au contact des gaz d'échappement du moteur, un fluide de travail se transforme en vapeur sous pression, laquelle alimente une turbine, dont la rotation produit de l'électricité. Enogia a développé une micro-turbine haute vitesse dans laquelle une génératrice, noyée dans le fluide de travail, a été directement intégrée. La start-up a mis au point un prototype en collaboration avec Alstom qui devrait bientôt être testé sur un train diesel. Enogia compte actuellement 17 collaborateurs et espère enregistrer un chiffre d’affaires d’un million d’euros sur l’exercice 2015.

Nenuphar imagine un parc d’éoliennes flottantes à axe vertical

Cofondée par Charles Smadja et Frédéric Silvert, l’entreprise lilloise Nenuphar s’est spécialisée dans le secteur de l’énergie éolienne en mer. Elle a développé un concept d’éolienne flottante à axe vertical de 2MW. Contrairement aux éoliennes à axe horizontal, cette éolienne peut être installée en eau profonde car elle n’a pas besoin d’être ancrée au fond. L’éolienne Nenuphar est, en effet, posée sur trois flotteurs et peut s’incliner sans perte de puissance grâce à son axe vertical. D’après ses créateurs, l’éolienne Nénuphar produirait 15 % d’électricité en plus que les technologies concurrentes et présenterait des coûts de maintenance réduits grâce à l’accessibilité des turbines. L’entreprise, qui compte 40 collaborateurs, teste depuis plusieurs mois un prototype terrestre et espère mettre en place, dès 2018, un parc pilote de 13 éoliennes flottantes à axe vertical au large de Fos-sur-Mer.

Fruition Sciences prend le pouls des vignes

Un pied dans le sud de la France et un pied en Californie. Les deux cofondateurs, Thibaut Scholasch et Sébastien Payen, de la start-up Fruition Sciences, spécialiste de la viticulture de précision, n’ont pas choisi leur implantation au hasard. Créée en 2009, la jeune pousse a mis au point un outil d’aide à la décision pour les viticulteurs. Grâce à des capteurs de stress hydrique placés sur le terrain et à des survols aériens, la start-up collecte et analyse des données pour permettre aux viticulteurs d’améliorer leur production tout en optimisant l’irrigation. La start-up, qui compte 14 collaborateurs, revendique un chiffre d’affaires supérieur à un million d’euros.

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