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Cinq technologies clés pour les mécaniciens

Nadège Aumond et François-Xavier Lenoir
Cinq technologies clés pour les mécaniciens

Le projet Isyfluid permettra la surveillance intelligente des circuits fluidiques via, notamment, l'instrumentisation des équipements (ci-dessus un robinet).

© D.R.

Senlis (Oise), 28 - 29 juin 2006. Au cours de la manifestation organisée pour ses 40 ans, le Cetim a notamment présenté les technologies clés pour l'avenir de la mécanique.

Les 28 et 29 juin, pas moins de 500 personnes se sont réunies au siège du Centre technique des industries mécaniques (Cetim), à Senlis (Oise), pour célébrer les 40 ans du centre. Ce fut pour ce dernier, l'occasion de démontrer ses savoir-faire et de s'exercer à la prospective dans le domaine de la mécanique.

Ainsi, en clôture de la manifestation, Pierre Devalan, directeur de l'agence de programme du Cetim, présentait en avant-première l'étude sur les technologies prioritaires pour les entreprises de mécanique à l'horizon 2010(*). Réalisée par le centre pour le compte du ministère de l'Industrie, cette étude met en lumière quarante-quatre technologies dont la maîtrise permet d'obtenir, de renforcer ou de maintenir un avantage compétitif pour les industriels de la mécanique. Parmi elles, dix-sept ne figuraient pas dans la précédente étude (2002).

Les nouveautés concernent la mécatronique, les matériaux, les procédés de fabrication et les outils et méthodes de conception.

Par ailleurs, cinq de ces technologies ont été considérées comme hyperprioritaires. Il s'agit de la simulation numérique des procédés d'assemblage, de la formalisation des savoirs et savoir- faire, des systèmes autoadaptatifs en fabrication, des nouvelles applications du contrôle non destructif et, enfin, de la conception mécatronique.

Au début de la manifestation, Jean-Jacques Gagnepain, président de l'Agence nationale de la recherche (ANR), notait que pour les mécaniciens, « le champ des fonctionnalités s'est élargi » et qu'il comprend maintenant les matériaux, notamment les composites et nanomatériaux. La mécanique reste indispensable aux hautes technologies comme le prouvent les équipements pour la microélectronique qui ne sont finalement que de la mécanique, complétée par de l'optique, de la physique ou de la chimie. À l'exception des microsources d'énergie, tout a évolué.

Respect de l'environnement et réduction du bruit

Il constate notamment une pénétration des fonctions mécaniques dans les circuits intégrés, par exemple les micromiroirs orientables. Pour le président de l'ANR, les mécaniciens doivent prendre ces évolutions en main et renforcer leur position dans les développements électromécaniques. Ils doivent imposer leurs contraintes sous peine de subir celles des électroniciens.

La parole a été ensuite donnée aux grands donneurs d'ordres chargés d'exprimer leurs attentes vis-à-vis des mécaniciens. En ce qui concerne les besoins d'Airbus, Guy Hellard, senior VP engineering structure, indiquait un accroissement des structures en composites si bien qu'en 2008, leur part dans les avions sera trois fois celle de l'année 2000. Il a rappelé l'utilisation d'ateliers flexibles pour l'assemblage de façon à réduire l'outillage et noté que l'assemblage est de plus en plus combiné à la mesure laser. La nouveauté majeure concerne toutefois un respect accru de l'environnement avec l'utilisation de moteurs propres et la réduction de la consommation énergétique. Néanmoins, « le bruit est passé en première ligne dans les considérations moteurs », note Guy Hellard.

Experts du Cetim et industriels adhérents se sont partagés l'affiche durant les trois demi-journées restantes. Tour à tour, ils ont souligné et illustré l'intérêt de mutualiser leurs efforts de recherche pour répondre aux défis actuels tout en faisant face à la réglementation toujours plus contraignante. Des responsables de SEB, d'ABB ou encore de Liebherr France ont fait part de leurs expériences en matière de veille réglementaire. Des exemples de collaboration à l'échelle de professions comme celles de la chaudronnerie tuyauterie ou des traitements de surfaces ont aussi illustré les échanges.

Concernant l'intégration des nouvelles technologies, les présentations se sont appuyées sur des cas concrets du passé, comme le projet Gipmo au sujet de l'UGV qui fut un grand succès, mais également sur des programmes actuels. C'est le cas du projet Isyfluid qui vient de démarrer (application de la mécatronique aux circuits fluidiques) ou encore celui concernant les progrès en matière de frittage des poudres.

* Technologies prioritaires 2010 en mécanique, éditions Cetim ; 90 pages ; 75 euros. www.lavoisier.fr

ENTENDU AU SALON

Les mécaniciens doivent commander les puces électroniques qu'il leur faut sinon, ce sont les puces qui commanderont la mécanique. » Jean-Jacques Gagnepain Président de l'Agence nationale de la recherche

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