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CHI 2013 : réinventer l'interaction homme-ordinateur

CHI 2013 : réinventer l'interaction homme-ordinateur

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Dans le cadre du CHI, un colloque international sur les interactions homme-ordinateur qui se tient actuellement à Paris, des chercheurs et ingénieurs de différentes universités ont pu présenter leurs technologies.  Toutes interrogent le rapport de l’homme au monde numérique : PaperTonnetz ouvre de nouvelles gammes d’exploration aux musiciens, GaussBits fait interagir des objets réels avec des applications sur tablette, tandis que GravitySpace traque les hommes avec son sol sensible au poids.

PaperTonnetz est un outil de représentation musicale dans l'espace développé par l'Ircam. A l'aide d'un stylo numérique, les gestes tracés sur le papier interactif sont traduits en musique ou en touches de piano. « Les traces laissées par le compositeurs deviennent interactives », explique Jérémie Garcia, doctorant et collaborateur à l'Ircam-Inria. Cet outil permet d'ouvrir le champs de composition, en explorant des séquences d'accord.



 

A chaque geste, un son. Le système MO (modular music object) de l'Ircam explore des interfaces gestuelles, prenant en compte le mouvement et le toucher, pour développer de nouvelles expressions musicales.  « Il est constitué de modules, qui connectés sans fil autour d'un élément central (MO) et en temps réel à un ordinateur, forment un réseau instrumental permettant d'explorer de nouveaux moyens d'expression musicale, individuels ou collectifs. Ils peuvent être connectés avec des objets quotidiens ou des instruments de musique traditionnels », peut-on lire sur le site de l'Ircam. Intégré à un ballon ou une raquette de ping-pong, le système MO transforme les objets quotidiens en instruments.



 

Développé par l'univesité de Taiwan, GaussBits est un système magnétique, implémenté au dos de la tablette, qui permet d'interargir avec des objets magnétiques au-dessus de l'écran.



 

Le projet GravitySpace explore la façon de suivre et repérer les hommes et les meubles grâce à un tapis sensible à la pression causée par le poids. « Alors que le capteur se limite à détecter les points de contacts entre l'homme et la surface, on peut déduire de ce qui se passe au-dessus de la surface, comme la posture de la personne ou si elle se cogne contre quelque chose », explique l'équipe d'Hasso Plattner Institute (Allemagne) dans un article universitaire. En fonction de la distribition du poids et en se basant sur la connaissance du squelette, GravitySpace est capable de suivre les déplacements, les postures, et les objets, avec la rigueur d'un miroir.


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