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Chez Vol-V solar, les drones inspectent les modules photovoltaïques

Chez Vol-V solar, les drones inspectent les modules photovoltaïques

Vol-V solar a un portefeuille de 42 centrales solaires

Les drones, pour quoi faire ? Vol-V Solar les utilise pour faire des images thermiques, représentatives de certains défauts des panneaux photovoltaïques. Résultat ? Du temps de gagné et moins de risques pour les opérateurs et les panneaux.

Vol-V Solar, basé à Montpellier, est un installateur de panneaux solaires depuis 2011, en majorité sur des bâtiments agricoles. Au moment de mettre en fonctionnement les panneaux, l’entreprise réalise traditionnellement à la main des mesures thermiques des modules afin de détecter des échauffements qui puissent indiquer un dysfonctionnement. L’année dernière, l’entreprise a fait appel aux drones opérés par Bouygues Energies Services pour réaliser ces mesures chez un client dont l’architecture et le nombre de toitures rendait plus complexe l’opération à la main. Elle a également voulu inspecter des panneaux qu’elle exploite depuis quatre ans pour en vérifier le bon vieillissement avec des drones également. « Pour inspecter à la main une installation typique de 250 kW, cela nous prend une bonne journée à deux personnes, le temps d’y aller, de rester 3 heures sur place et de revenir, explique Frédéric Barrué, responsable du bureau d’études et de l’exploitation chez Vol-V Solar. Nous devons également nous encorder pour des questions de sécurité. Enfin, il arrive qu’un opérateur peu précautionneux marche sur des modules et dégrade des cellules. L’entreprise prestataire, elle, mobilise une équipe pendant une semaine pour réaliser les mesures d’un grand nombre d’installations. »

Plus rapide donc, même si les données, elles, prennent encore deux semaines avant d’être livrées. Les drones embarquaient deux capteurs, un dans le visible, l’autre dans l’infrarouge pour les mesures thermiques. Toutefois, « les drones permettent d’avoir une vision d’ensemble sur l’installation des pertes thermiques. En revanche, ils détectent moins facilement en lumière visible les petites salissures et ne livrent ces résultats que plus tard, tandis qu’un opérateur sur place peut agir directement. L’emploi des drones reste coûteux, analyse Frédéric Barrué. Ils sont pertinents pour l’inspection au moment de la mise en fonctionnement si celle-ci est un peu complexe en raison de l’architecture. « Nous pouvons renvoyer les modules défectueux au constructeur, qui nous en renvoie de nouveaux gratuitement. » Mais leur emploi est moins évident pour l’inspection des modules en fonctionnement depuis plusieurs années, qui voient leur production se dégrader davantage à cause de salissures que de problèmes électriques internes au module.

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