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Chemical world tour : la chimie derrière l'écran

Chemical world tour : la chimie derrière l'écran

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Cette année, le Chemical World Tour, organisé par l'Union des industries chimiques et la fondation de la Maison de la chimie, s'est intéressé au rôle de la chimie dans les nouvelles technologies. Cinq étudiants en chimie ont fait équipe avec cinq étudiants en journalisme pour réaliser un reportage sur les laboratoires de recherche et les industriels de la chimie et de l'électronique. Les binômes ont pu présenter leur reportage à la presse lors d'une conférence tenue à la Maison de la chimie à Paris, mardi 26 novembre.

Dans une logique dictée par la loi de Moore, les industriels des semi-conducteurs continuent à travailler à la miniaturisation des composants. Quentin, étudiant en BTS Chimie à l'ETSCO d'Angers, et Philibert, étudiant à l'IEJ Paris, sont allés enquêter chez Arkema dans le cadre du Chemical World Tour, organisé par l'Union des industries chimiques et la fondation de la Maison de la chimie. Arkema, spécialiste des matériaux de performance, a développé avec le CEA-Leti un procédé de nanolithographie à base de copolymères à blocs. Cette technologie de copolymères à blocs permet d’obtenir des matériaux nanostructurés innovants dotés d’un large éventail de propriétés, dont certaines sont particulièrement adaptées à la lithographie par auto-assemblage. Quant au CEA-Leti, il est au cœur des développements pour les technologies CMOS. Le procédé consiste à déposer les copolymères à blocs sur une plaque de silicium :

Parmis les autres reportages de cette édition du Chemical World Tour, «Un agent contre l'électricité statique» présente le sel de lithium, le Litfsi, produit par Solvay.

Le reportage «Une innovation attachante» a envoyé les deux reporters, - Amélie, étudiante ingénieur à l'ENSCMU à Mulhouse, et Pierre, étudiant journaliste à l'IEJ -,  à l'autre bout du monde, en Corée-du-Sud, où ils ont filmé la fabrication de la colle hybride de Protavic. Cette colle, à base de bismaléimide (BMI) et de benzoxanine, résiste à de fortes températures et à de forts taux d'humidité. «Cette colle permet au téléphone de résister à des conditions difficiles, comme l'humidité et la chaleur», a expliqué Amélie, lors de la présentation des reportages.

Concurrencé par le graphène ou les nitrures pour la miniaturisation, le silicium est aussi menacé par des polymères semi-conducteurs flexibles, utilisés pour fabriquer des écrans souples. Mickael, étudiant à ParisTech, et Marion de l'IEJ, ont rencontré des chercheurs de BASF, qui développent des Ofet, Organic Field Effect Transistors.

Au cœur de la Silicon Valley, la filiale de Bayer, Vivitouch travaille sur la technologie haptique. La technologie fonctionne grâce à des polymères électroactifs qui changent de forme lorsqu’un courant les traverse. Le film piézoélectrique est pris en sandwich entre deux électrodes imprimées : celui-ci s’étire quand un voltage est appliqué au niveau des électrodes, puis retrouve sa forme initiale quand le voltage revient à zéro. C'est l’enregistrement très fin de ces déplacements qui permet de recréer les effets tactiles.
Grâce à des polymères électroactifs, le produit de Vivitouch retranscrit le son ou l’image en vibrations, plus fidèlement que les petits moteurs qui équipent les smartphones et tablettes numériques.

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