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CES 2015 : le T-shirt connecté D-shirt, de Cityzen Sciences, mis à nu

CES 2015 : le T-shirt connecté D-shirt, de Cityzen Sciences, mis à nu

Cityzen Sciences a présenté ses nouveaux produits le 7 janvier au CES de Las Vegas

Présente au CES 2015, la firme française Cityzen Sciences est venue présenter deux nouveaux vêtements connectés à destination des sportifs : une nouvelle version de son t-shirt connecté D-Shirt, et un cuissard connecté pour les cyclistes. La start-up souhaite lever 100 millios d’euros pour financer ses produits, dont la commercialisation est prévue au printemps.

La start-up lyonnaise Cityzen Sciences vient de présenter au CES  une nouvelle version de son D-Shirt (pour Digital Shirt), ainsi qu'un cuissard connecté pour les cyclistes et triathlètes.

Doté de nouveaux capteurs (GPS, capteur cardiaque et accéléromètre sur 9 axes) annoncés comme plus performants que les anciens, le D-Shirt 2.0 conserve le même but : suivre en temps réel ou en différé ses indicateurs depuis un smartphone. Quant au cuissard, basé sur les mêmes technologies que le t-shirt, il s’adresse aux cyclistes qui pourront ainsi consulter leur vitesse, la distance parcourue ou encore leur rythme cardiaque.

De plus en plus de capteurs seront rajoutés pour donner plus d'intelligence

Cityzen Sciences devrait continuer à donner progressivement plus d’intelligence à ses vêtements en leur ajoutant de nouveaux capteurs. Spécialisée dans la conception de textiles "connectés", l’entreprise française créée en 2008 a recruté une ingénieure spécialement chargée d’identifier des solutions de capteurs qui s’adaptent à leurs besoins. « Nous nous appuyons sur des capteurs qui existaient déjà mais qui sont maintenant intégrés sans des vêtements connectés, explique Imène Ait-Ali, docteur-ingénieur responsable R&D capteurs chez Cityzen Sciences. Les problématiques sont différentes de celles liées à des capteurs intégrés dans un bracelet. Tout d’abord, l’interface textile-capteur ne doit pas être gênante et le capteur doit être petit et invisible. Ensuite, le capteur doit être mis au bon endroit : il faut penser aux artefacts dûs à l’utilisation du vêtement : est-ce que le capteur va bouger, est-ce que j’aurais toujours le contact ? Enfin, le vêtement doit pouvoir passer à la machine à laver : il faut que le capteur soit étanche et compatible avec la lessive ».

Techniquement, les vêtements connectés présentés par Cityzen Sciences sont des textiles sur lesquels sont placés des capteurs qui communiquent avec un boîtier placé sur le vêtement – le Gateway – chargé de récupérer les données. Celui-ci communique ensuite avec les appareils mobiles à proximité par Bluetooth. Au niveau des capteurs, un prétraitement des données est effectué par un microprocesseur qui filtre les artefacts de mouvements du T-shirt ou du cuissard pour n’envoyer que les données liées aux mouvements recherchés. Les données sont transmises au gateway par un textile spécial qui peut véhiculer des signaux électriques, et qui est collé ou cousu au vêtement, mais qui devrait pouvoir à terme être intégré en une seule étape.

Parmi les différents capteurs déjà installés, l’électrocardiogramme permet de capter les signaux électriques émis par le cœur grâce à trois électrodes textiles positionnées au niveau de la poitrine.

Sur le cuissard, le capteur de cadence est formé d’un accéléromètre plaqué sur le muscle qui va détecter ses changements de position. Selon la vitesse de variation des différentes positions et hauteurs que le capteur prend, il devient possible de calculer la vitesse de pédalage.

D’autre capteurs sont à l’étude pour enrichir les vêtements connectés de nouvelles fonctions :

  • Le capteur d’hydratation n’existe pas à proprement parler mais devra permettre d’identifier les marqueurs biologiques ou physiologiques de la déshydratation. Basé sur des capteurs électrochimiques – comme un capteur PH – il détecte la variation de la concentration des ions caractéristiques de la déshydratation, et sera utilisé par les sportifs pour préparer des stratégies d’hydratation.
  • Le capteur de température devra mesurer la température interne du corps. Il existe mille et une technologies pour mesurer la température mais très peu de méthodes non invasives pour prendre la température centrale du corps. Il est toutefois possible, selon Imène Ait-Ali de calculer avec les bons algorithmes la température interne via la température cutanée. Pour mesurer celle-ci, Cityzen Sciences envisage notamment d’utiliser des résistances métalliques dont la résistivité change en fonction de la température : des thermocouples, thermistances, ou encore des diodes silicium qui peuvent servir de capteurs en fonction de leur dopage.
  • Le capteur d’activité électrodermale consiste en la mesure de l’activité électrique de la peau, à partir de laquelle on remonte à l’état émotionnel (stress, vigilance…) de la personne. Selon son état de stress par exemple, une personne génère plus de sueur, laquelle  influe sur le signal électrique injecté puis mesuré grâce aux électrodes en contact avec la peau.

Cityzen Sciences a profité de ces annonces pour réaffirmer sa volonté de lever 100 millions d’euros afin d’accélérer sa croissance et de financer ses produits. Jean Luc Errant, patron de la firme déclare : « En 2015, des milliers de sportifs amateurs et professionnels vont pouvoir connaître leurs performances et suivre les réactions de leur corps en direct grâce à nos produits. Mais ce n’est pas tout ! Nous travaillons déjà sur d’autres projets qui nous permettront de proposer notre savoir-faire unique dans d’autres secteurs ».

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