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Cellectis et Total développent des substituts pétroliers à partir de microalgues

Hugo Leroux
Cellectis et Total développent des substituts pétroliers à partir de microalgues

Produire des substituts pour l’industrie pétrochimique

© DR

Cellectis, spécialiste français de l’ingénierie des génomes, a annoncé la signature d’un accord avec Total portant sur le développement de substituts pétroliers dérivés de microalgues.

Certaines micros algues ont la faculté de sécréter un taux élevé de lipides. Ces composés organiques peuvent être transformés, par voie chimique, en molécules carbonées plus ou moins longues, fournissant des substituts naturels aux dérivés pétrochimiques. Les applications sont nombreuses. Ainsi des biocarburants, mais aussi de nombreuses ''briques de base'' utilisées dans l’industrie chimique.

Seul hic, les procédés à base de micro algues sont encore limités par la stabilité et la productivité des populations de micro-organismes. Un problème que Total espère résoudre en se tournant vers l’ingénierie des génomes, cœur de métier de la société Cellectis. « L’ingénierie du génome consiste à réécrire partiellement les informations génétiques d’un organisme. Elle vise à renforcer ses caractères avantageux pour une application donnée », résume David Sourdive, Vice-Président Corporate Development de Cellectis. 

Doper les traits naturels

Le programme de recherche comprendra une première phase d’une durée d’un an qui pourrait être suivie d’une seconde phase de deux à trois ans. Dans la première phase, Cellectis développera des méthodes et des outils d’ingénierie des génomes sur certaines espèces de micro algues. Celles-ci sont choisies en fonction de leurs aptitudes naturelles à alimenter un procédé de raffinage : robustesse ; tolérance aux variations de température et d‘acidité du milieu de culture ; production de lipides ; etc. La seconde phase porterait sur la modification de leur métabolisme pour ''doper'' ces aptitudes. Le procédé de raffinage sera, lui, développé par Total.

« En cas de succès, une production industrielle serait envisageable d’ici 7 à 8 ans », prévoit David Sourdive. « Notre stratégie se focaliserait d’abord sur la production de substituts pour l’industrie pétrochimique, marchés à plus forte valeur ajoutée, avant de nous attaquer au marché très concurrentiel des carburants ».

Hugo Leroux

Pour en savoir plus : http://www.cellectis.com 

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