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Ce banc 3.0 capte et produit de la lumière

Ce banc 3.0 capte et produit de la lumière

La version finale du banc

Le R3ilab, un réseau d’industriels du textile, a présenté début juillet 2017 à Bercy différents projets d’open-innovation pour le textile de demain. Parmi les projets, un banc 3.0 associant les savoirs faire de plusieurs entreprises. Cette pièce de mobilier pas comme les autres est capable de capter l’énergie photovoltaïque et la délivrer selon les besoins des usagers. 

« L’innovation réside surtout dans l’effort d’open innovation, » estime François Barreau, en charge du développement chez Armor, et qui a chapeauté chez Armor le projet collaboratif autour du « banc 3.0 ». Le banc présenté à Bercy le 5 juillet dans le cadre d’un événement organisé par le R3ilab, réseau d’innovation immatérielle dans les filières du textile, de la mode et des matériaux composites souples, ne paie pas de mine. Mais c'est un petit concentré de technologies et de savoir-faire. Il est capable, grâce à un film photovoltaïque, de capter de la lumière et de la convertir en électricité le jour. Elle est stockée dans des batteries placées dans les accoudoirs. La nuit, elle peut être retransmise par diffusion le long de fibres optiques tissées dans le textile du banc.

A terme, le banc pourra aussi permettre de recharger un téléphone. Finalement, le meuble a nécessité la collaboration de 5 industriels et un designer. « L’entreprise Garnier Thiebault travaillé sur le tissage de la fibre optique, SCF a travaillé sur les sangles, pour en faire une assise, Structures a travaillé sur l’éclairage, AD Confection a cousu les éléments textiles, Armor a conçu le film photovoltaïque et Amaury Poudray, spécialisé dans la conception de mobilier et l’aménagement intérieur a conçu l’ensemble », énumère François Barrreau. « Sur la partie d’Armor », continue-t-il,  « l’enjeu a été d’intégrer dans le textile le film photovoltaïque. Nous avons créé une fenêtre qui permettait d’insérer facilement les modules, et qui soit solide pour résister aux intempéries, aux vents, etc… »

Certes, le banc 3.0 est moins sexy que son modèle numérique initial, avec lequel les acteurs ont communiqué au début du projet. Mais ce premier prototype a le mérite d’exister, même si, de l’aveu de François Barreau, un tel banc n’a pas vocation à être commercialisé. « Chacun d’entre nous a pu voir les contraintes à adapter nos procédés pour un projet collaboratif de cette sorte. Cette collaboration a surtout permis de mieux nous connaitre et de créer des partenariats sur des sujets qui nous sont propres. » 

Le modèle numérique initial : 

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