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Cartographie du sous-sol à grande vitesse

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Une semaine pour arpenter un hectare de terrain et ensuite faire une carte de résistivité. Un peu long et fastidieux même quand on aime se promener. Michel Dabas, chercheur au CNRS a donc développé une machine. Plusieurs années ont été nécessaires pour développer le prototype puis passer à une version réellement opérationnelle sur le terrain.

L’engin n’est pas vraiment vendable et personne ne voulait commercialiser cela. D’autant plus qu’une fois la cartographie réalisée, le sol ne bouge pas vraiment, pour preuve ces vestiges gallo-romains que l’on trouve régulièrement. Michel Dabas a donc créé une société qui réalise des prestations à la demande grâce à un parc de quatre machines.

En parallèle au développement, la machine a cherché ses marchés. Ceux qui sont intéressés par les deux premiers mètres du sol sont les agriculteurs, les archéologues, et les acteurs du génie civil et des sols pollués.

Actuellement c’est l’agriculture (de précision) qui marche le mieux. La machine réalise en fait trois cartes à des horizons de 0,5 m (zone de travail du sol), 1 m (horizon racinaire) et 2 m (réserve utile du sol). A partir de ces trois cartes on met en évidence les zones homogènes des champs.

Pour un pédologue et un agronome la carte est précieuse car ils peuvent corréler avec leurs propres observations (nature des sols, rendements obtenus précédemment) . Le bénéficiaire du diagnostic est l’agriculteur qui va moduler ses semis et ses engrais en fonction des zones homogènes trouvées (économie substantielle).

Les grands vignobles s’y mettent aussi ; une machine spécifique a été développée et les résultats servent à moduler les porte-greffes selon la zone ou réaliser des vendanges sélectives.

En génie civil, avant des travaux il est possible de détecter des vestiges (archéologie de sauvetage) ou des marnières (zones susceptibles d’effondrement). Les pollutions passées qui entraînent des variations de résistivité sont détectables rapidement.

La machine est tirée par un gros quad. C’est un attelage de 4 paires de roues dentées de 60 cm de diamètre. La première paire envoie un courant dans le sol (une impulsion tous les 20 cm) qui est récupéré par les trois suivantes ; leur écartement différent correspond aux trois profondeurs explorées. Les données sont récupérées par un ordinateur de bord. L’engin est positionné par GPS.

Christian Guyard

 

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