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Carmat : et pourquoi pas des cœurs imprimés en 3D ?

Carmat : et pourquoi pas des cœurs imprimés en 3D ?

Le module central en polysulfone

Pour fabriquer le premier cœur artificiel, Alain Carpentier a fait appel aux compétences des ingénieurs du Cetim. Après tout, un cœur, ce n’est jamais qu’une grosse pompe... Claude Wartelle a dirigé l’équipe qui a mis au point le fonctionnement et la conception mécanique de cette bioprothèse. Maintenant à la retraite, il nous explique comment la conception du cœur aurait pu être grandement améliorée par l’impression 3D, et comment celle-ci pourrait aider, demain, à la fabrication de cœurs artificiels sur mesures.

« Il y a des balèses avec un petit cœur, et des petits malades avec un gros cœur », explique l’ingénieur des Arts et Métiers Claude Wartelle à Industrie & Technologies. « Il faut faire un cœur sur mesure ». Selon l’ingénieur, l’impression 3D pourrait permettre la production du cœur pour un plus grand nombre de patients, lorsque sa mise sur le marché sera définitivement approuvée.

Lorsque le projet se lance, en 1985, l’impression 3D n’avait pas la visibilité qu’elle a aujourd’hui. Dommage, car elle aurait aussi été  très utile dès le début du projet, en permettant de fabriquer facilement des prototypes du cœur. « On a fait beaucoup de maquettes pour regarder si ça pourrait marcher. L’impression 3D aurait sûrement permis d’améliorer la conception ».

Outre l’impression 3D, Claude Wartelle voit dans les nouvelles technologies encore d’autres possibilités d’améliorer le cœur de Carmat. « On pourrait aller chercher l’information des nerfs qui commandent le cœur pour qu’il réagisse aux émotions ressenties par le malade ».

 

       Le module central du cœur, en polysulfone, est imprimable en 3D

 

 

 

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