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Bye bye, les baytubes

Muriel de Véricourt

Pour Bayer, les nano rencontrent un problème d'échelle. Pas celui de la taille de ces matériaux, proche du milliardième de mètre, qui explique leurs étonnantes propriétés mécaniques et électromagnétiques. Celui de leur marché, qui pourrait avoisiner les deux milliards d'euros en 2020... selon certains analystes, comme on dit. Les experts de chez Bayer, eux, ont estimé qu'aucune application révolutionnaire ne se profile effectivement pour le marché de masse. Quant aux marchés de niche, le chimiste a préféré les laisser à ses principaux concurrents en Europe, Arkema et Nanocyl.

Même si Bayer affirme dans le même temps qu'il croit au potentiel des nano, la nouvelle est révélatrice de leur difficulté à s'imposer. Prometteurs mais trop chers, les nano (et en particulier les nanotubes de carbone) pourraient être extrêmement utiles, en théorie pour une foule d'applications mais ne sont encore, en pratique pas aussi répandus qu'ils devraient l'être au vu de leurs spectaculaires performances. Et de fait, les fabricants de nanotubes de carbone communiquent plus volontiers sur la capacité de leurs installations à plein régime que sur les volumes qu'ils parviennent effectivement à vendre. Ils restent également relativement laconiques sur leurs clients.

Une discrétion qui s'explique aussi par le mauvais accueil réservé presque d'emblée par l'opinion à ces technologies, avant même que la certitude de leur caractère dangereux ou inoffensif ne soit apportée... Il s'agit d'un tout autre problème, mais il est également de taille.

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