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Bull dans la course au PetaFlops

Jean-François Preveraud
Bull dans la course au PetaFlops

Bull vient sur le marché de l'Extreme Computing avec son architecture bullX.

© DR

L’informaticien lance bullX, une architecture inédite de calcul intensif capable de franchir la barre du PetaFlops. Objectif : prendre la première place en Europe sur le créneau du calcul à très haute performance.

Après avoir disparu du marché du matériel informatique pour devenir une SSII, Bull y revient par le biais du calcul intensif. L’informaticien français, qui investit dans ce domaine depuis 5 ans, vient de passer à la vitesse supérieure en lançant son architecture bullX de calcul à haute performance. Objectif : prendre part à la course folle aux PetaFlops pour s’imposer comme le numéro un du secteur en Europe.

bullX est présentée comme une architecture inédite spécialement conçue pour les applications de production qui exigent des performances élevées de calcul sans compromis en termes de fiabilité et de disponibilité.

Le premier produit disponible aujourd’hui s’appuie sur un serveur à lame, bullX B500, animé par deux processeurs quadricoeur Xeon 5500 d’Intel. Un châssis au format 7U peut en contenir jusqu’à 18 serveurs et une armoire standard 6 châssis pour offrir une puissance de 10 TéraFlops. Pour disposer d’un supercalculateur de 1 PetaFlops, il suffit de combiner une centaine d’armoires. Par comparaison, le supercalculateur Tera-10 construit par Bull et mis en service par le CEA en 2006 réunit pas moins de 215 armoires.

Vers l’Extreme Computing

Alors que le monde de la recherche est déjà entré dans l’ère du calcul petaflopique avec deux machines construites par IBM et une machine livrée par Cray, Bull, qui fait aujourd’hui figure de numéro deux ou trois en Europe, veut prendre part à cette évolution. Mieux : il ambitionne de devenir le numéro un en Europe du calcul à très haute performance, devant IBM et HP.

Les supercalculateurs les plus puissants construits jusqu’ici par l’informaticien français affichent une puissance de 300 TéraFlops. Le premier, Tera-10, vient d’être installé au CEA pour les applications civiles en partage avec des industriels et le monde académique. Le second est en cours de mise en service au centre de recherche allemand Jülich.

Avec son offre bullX à lame, Bull se tient prêt à fournir des machines de 1 PetaFlops dès aujourd’hui et de 10 à 20 PetaFlops dans 2 ou 3 ans. Pour l’heure, l’informaticien n’a qu’une seule commande au niveau petaflopique : le Tera-100 destiné à remplacer le Tera-10 pour les applications militaires du CEA. Sa livraison et sa mise en service sont programmées pour 2010.

Ridha Loukil

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