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Bruno Sportisse, chercheur devenu start-upper, nommé PDG d’Inria

Bruno Sportisse, chercheur devenu start-upper, nommé PDG d’Inria

© Inria

Laboratoires de recherche, instances ministèrielles, start-up :  Bruno Sportisse a fréquenté ces différents mondes au cours de sa carrière. Ce polytechnicien vient d’être nommé Président-directeur général d’Inria par décret du Président de la république. Un poste jusque-là occupé par intérim par François Sillion depuis le 22 janvier 2018.

 

Suite à un long parcours professionnel partagé entre projet public et privé, Bruno Sportisse vient d’être nommé Président-Directeur général d’Inria par décret du Président de la république. Le diplômé de l’Ecole Polytechnique remplace depuis le 27 juin 2018 François Sillion qui occupait le poste par intérim - Antoine Petit ayant été nommé à la tête du CNRS - depuis le 22 janvier 2018.

Son aventure scientifique, c’est au sein d’Inria qu’il la débute. Docteur en mathématiques appliquées, il réalise une thèse sur les systèmes dynamiques de grande dimension, sous la direction du PDG de l’institut Bernard Larrouturou (1996-1999). Il a coordonné une action de recherche concertée sur la simulation numérique en environnement (COMODE) avant de créer en 2013 l’équipe projet CLIME dédiée à l’assimilation de données, avec Isabelle Herlin. En parallèle de cette création, Bruno Sportisse est directeur du laboratoire commun entre l’Ecole des Ponts et EDF R&D, qu’il a fondé. De 2008 à 2012, Inria lui confie le poste de directeur du transfert et de l’innovation.

Des aller-retours public-privé

En 2012, il pose un premier pied au gouvernement en devenant conseiller de Geneviève Fioraso,  Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Puis en 2013 il devient directeur de cabinet adjoint de Fleur Pellerin, Ministre à l’Economie numérique, aux PME et à l’innovation. Il coordonne pour elle le plan interministériel « Une nouvelle donne pour l’innovation » comprenant le lancement de la French Tech.

Puis en 2014, il s’éloigne du public pour se tourné vers le privé : il devient directeur général délégué de Thuasne, une entreprise spécialisée dans les dispositifs médicaux, dont il a engagé la transformation digitale. En 2016, il se lance dans l’aventure entrepreneuriale en créant avec deux acolytes une start-up - Skopai - mêlant intelligence artificielle et traitement automatique du langage, en partenariat avec le Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG, Université Grenoble-Alpes).

Un retour aux sources

En 2018, Bruno Sportisse revient vers le gouvernement. Frédéric Vidal, Bruno Le Maire, Mounir Mahjoubi et Florence Parly le missionnent pour proposer une implémentation d’une « Agence européenne de l’innovation de rupture » en articulation avec la mise en place de l’European Innovation Council (EIC) au sein du programme cadre européen de R&D.

Le 27 juin 2018, l’homme fait son retour là où sa carrière a commencé : Inria.

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