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Bruno Bonnell, l'apôtre de la robotique

Bruno Bonnell, l'apôtre de la robotique

© Luc PERENOM

Qu'ils soient plutôt start-up ou grand groupe, passionnés de technique ou fins analystes de ses usages, scientifiques hors pair ou catalyseurs d'innovations, les cinquante personnalités dont nous vous proposons de découvrir le portrait occupent une place de premier plan dans le paysage français de l'innovation. C'est le cas de Bruno Bonnell, promoteur de la robotique.

Promoteur infatigable de la technologie, Bruno Bonnell croit en l’innovation. Il cumule aujourd’hui les casquettes d’entrepreneur et d’apôtre de la robotique. Persuadé que la robotique de service est une filière d’avenir en France, il a ainsi créé l’association Syrobo en 2007 pour fédérer les industriels français du secteur tandis qu’il emmenait vers le succès son entreprise Robopolis.

Ce Lyonnais, né à Alger en 1958 et arrivé en France à huit ans, s'est d’abord détourné de ses études de mathématiques et de chimie pour décrocher une maîtrise d'économie appliquée, à l'université Paris Dauphine en 1982. Elle le mènera chez Thomson pour commercialiser pendant quelques mois le premier ordinateur personnel français. Le temps d'écrire, avec son ami Christophe Sapet, « Pratique de l'ordinateur familial ». Les droits d'auteurs leur permettront de constituer le capital pour créer, dès 1983, l'éditeur de jeux vidéo Infogrames. L'entreprise atteindra les sommets de la Bourse et deviendra Atari en 2003, suite au rachat de la célèbre marque américaine.

Avec la même équipe, en 1995, il fonde Infonie, le premier fournisseur d'accès Internet en France. En 2007, il est débarqué d'Atari mais a eu le temps d’acquérir l’unique distributeur de robots personnels en France, Robopolis. Cinq ans plus tard, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros, dispose de dizaines de points de vente et vend 150 000 robots aspirateurs. En avril 2011, Bruno Bonnel fonde Awabot, une start-up qui développe les jeux du futur… avec des robots ! Il a aussi investi dans POB Technology, fondé en 2005 par Pierre Seguin. L'entreprise a déjà vendu 3 000 kits robotiques à l'Éducation nationale... pour former la future génération de roboticiens. Il s'est aussi associé à Orkos Capital et à la Caisse des dépôts pour gérer le fonds Robolution Capital de 60 millions d'euros qu'il est en train de constituer. Son objectif sera d’injecter entre 300 000 et 3 millions d'euros dans des entreprises de robotique de service mais aussi industrielles. Il en a déjà repéré 450 en Europe.

Outre ses talents d’entrepreneur, le « Monsieur Robot » français est un communicant hors pair. Après avoir créé le syndicat de la robotique, il publie en 2010 « Viva la robolution », pour exposer ses arguments. En 2011, via Syrobo, il lance un salon international, Innorobo, à Lyon. L'édition de cette année a comme invité d'honneur la Corée du Sud.

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