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[Bourget] Coup d'envoi pour la constellation de nanosatellites de Kinéis

Marina Angel

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[Bourget] Coup d'envoi pour la constellation de nanosatellites de Kinéis

© Kinéis

La société Kinéis vient de démarrer la construction des satellites de sa future constellation dédiée à l'internet des objets. Objectif : assurer la connectivité de millions d'appareils, n'importe où dans le monde.

Kinéis, spin-off du groupe toulousain CLS (filiale du Cnes), vient d'annoncer à l'occasion du salon du Bourget qui se tient du 17 au 23 juin le début de la construction d'une constellation de nanosatellites dédiée à l'internet des objets. Déjà opérateur des balises Argos, la société ambitionne le suivi de plusieurs millions d'objets connectés à l'horizon de 2030, où qu'ils se situent sur la planète. « 90% de la surface du global ne sont pas encore concernés par les solutions de connectivité terrestres actuellement en service et là où elles fonctionnent, ces solutions ne sont pas toujours satisfaisantes. Notre ambition est de proposer une offre de connectivité globale, grâce au spatial », explique Alexandre Tisserant, directeur général de Kinéis.

Une constellation de 25 nanosatellites

Pour atteindre ce résultat, Kinéis s'appuie sur l'expertise de sa maison mère qui opère déjà le système de surveillance des balises Argos et sur 25 nanosatellites qui seront placés en orbite en 2022. Un changement d'échelle et de service. Le système Argos suit 20 000 balises dans le monde à partir de 7 satellites avec des temps de revisite moyen de 2 heures et des « trous » de 4 à 5 heures. Avec la constellation Kinéis, les temps de revisite seront toutes les 10 à 15 minutes. Une solution soutenue par le Cnes. Thales Alenia Space est en charge de l'architecture globale du système, des 20 stations sol et des charges utiles. La réalisation des plateformes et l’intégration des satellites reviennent à Hemeria (ex-Nexeya), à la tête d'un consortium de PME françaises. A l'arrivée : des nanosatellites de 25 kilos, de la taille d'une grosse boîte à chaussure (20 cm X 20 cm X 40 cm). « Un défi technologique pour une constellation robuste et fiable conçue pour fonctionner pendant au moins 8 ans », souligne Alexandre Tisserant.

Des premiers partenariats

Pas question pour autant d'opposer les technologies terrestres et spatiales. « Pour assurer une chaîne de connectivité efficace, nous jouons la complémentarité avec les réseaux terrestres », précise Alexandre Tisserand. Le salon du Bourget a été l'occasion d'annoncer deux partenariats majeurs. Kinéis vient de rejoindre l'alliance Wize qui associe déjà Suez, GRDF, Sagemcom ou encore Accenture dans un écosystème visant à mutualiser les technologies de type LPBD (longue portée bas débit) pour leurs objets connectés. Ces industriels affichent déjà 7 millions d'objets connectés et prévoient d'en déployer 15 millions d'ici 2022. L'objectif est de développer des solutions hybrides pour assurer la compatibilité du réseau Kinéis avec les réseaux terrestres. La société vient aussi de signer un partenariat avec Objenious, la filiale de Bouygues Télécom dans l'internet des objets, qui utilise le réseau bas débit Lora.

Sans attendre le lancement de sa constellation, Kinéis va proposer aux porteurs de projets connectés de tester sa connectivité dans le cadre de pilotes et de démonstrateurs.  

 

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