Nous suivre Industrie Techno

Bourget 2015 : Un arsenal techno pour surveiller les drones malveillants

Bourget 2015 : Un arsenal techno pour surveiller les drones malveillants

Le dronewatch de Cerbair se présente sous la forme d'un petit boitier à installer sur le site à surveiller.

© cerbair

Détecter les drones : le sujet est à la mode. Et pour cause : plus de 60 incidents sur des sites sensibles ont été recensés en France en seulement six mois ! Altran, l’Onera, Cerbair, CS Système d'information : autant d’acteurs français qui planchent sur des technologies pour répondre à cette demande grandissante. 

Après les survols ces derniers mois de sites sensibles tels que l’Elysée ou des centrales nucléaires, les ingénieurs de différentes structures, de la start-up jusqu’au consortium de différents acteurs français, peaufinent les solutions pour être capables de détecter et d’identifier des drones malveillants. En six moins, plus de 60 incidents de la sorte ont été recensés sur le territoire français. Focus sur quatre systèmes conçus en France de détection de drones.

Cerbair : la stéréoscopie optique

Il existe plus de « 5 millions de sites sensibles à travers le monde », déclare dans un communiqué Technofounders, l’accélérateur de start-up dont fait partie Cerbair. Cette start-up française commercialisera dans les prochains mois son système de détection de drones DroneWatch, qui utilise une technologie de stéréoscopique optique, et dont le secret repose sur un algorithme propriétaire de détection en temps réel. La stéréoscopie donne une perception du relief à partir de deux images planes, ce qui lui permet de repérer plus précisément une cible dans l'espace.

CS Système d'information : "leurrer" l'appareil pour le neutraliser

Le système Boréades conçu par la société CS Systèmes d'information a été sélectionné par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre de l'appel à projets "Protection des zones sensibles vis-à-vis des drones aériens". Il s'appuie sur l'expérience de cette société dans la surveillance de zones sensibles dans le domaine militaire et civil, qui lui permet de détecter des drones de petites tailles, typiquement de 30 centimètres, à peu près la taille des drones observés au-desus de Paris et des centrales nucléaires. Le système repose sur un détecteur panoramique infrarouge qui identifie un objet en vol en fonction de son empreinte thermique. Les drones dégagent assez de chaleur pour former un contraste repérable avec l'air environnant. Mais CS considère aussi qu'il peut "brouiller et leurrer" l'appareil détécté, en perturbant son GPS et/ou en désactivant ses systèmes de sécurtié en le faisant poser au lieu choisi. Il pourrait même être possible de commander au drone de retourner de là d'où il est parti pour le tracer et ainsi intercepter le pilote. Un démonstrateur devrait être disponible d'ici un an.

Altran : un radar à technologie holographique

Le spécialiste en ingénierie français présente aussi un radar à technologie holographique pour détecter les drones, jusqu’à une distance de dix kilomètres. La technologie a été développée par la société Aveillant, une spin off de Cambridge Consultant, filiale du groupe Altran. Contrairement aux radars giratoires classiques qui balayent le ciel avec un faisceau laser toutes les quatre à dix secondes, la technologie holographique d’Alveillant illumine le ciel en permanence, détaillent nos confrères de l'Usine Nouvelle. Continu, le flux peut ainsi surveiller le ciel de 90 à 360 degrés, détecter toutes les cibles qui s’y trouvent en même temps, et différencier un drone d’un oiseau.

Angelas : le projet qui fédère les acteurs français

Le projet Angelas (analyse globale et évaluation des technologies et méthodes pour la lutte anti UAS) est coordonnée par l’Onera avec Thales, Telecom SudParis, le CEA Leti et Exavision, qui travaillent sur les technologies de détection, de géolocalisation et de neutralisation. Parmi les partenaires du projet figurent aussi EDF, qui coordonnera les démonstrations opérationnelles, l'Institut de criminologie de Paris, qui assure la conformité du nouveau dispositif avec le droit et un comité d’utilisateurs finaux tels que l’Armée de l’Air. Il est l'autre lauréat du projet ANR "Protection des zones sensibles vis-à-vis des drones aériens". D’une durée de 18 mois, le projet Angelas, démarré en avril, a pour but d’étudier les technologies qui pourront doter les sites français d’une technologie efficace de détection et d’identification. « Nous ne nous interdisons aucune technologie », explique Nicolas Rivière, chercheur à l’Onera, au Salon du Bourget. Les technologies mises en œuvre pourront être optroniques, électromagnétiques ou accoustiques, entre autres. D’autant que l’on a besoin d’une complémentarité de méthodes : des techniques pour d’une part détecter les drones, et d’autre part des techniques qui puissent permettre de les identifier sans forcément arriver à les détecter ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Les PME et TPI de la supply chain, encore parents pauvres de la cybersécurité

Les PME et TPI de la supply chain, encore parents pauvres de la cybersécurité

Les 19e Assises de la sécurité et des systèmes d’information, qui se sont tenues du 9 au 12 octobre à Monaco,[…]

Des robots pour l'A320 : Airbus pousse l'automatisation à Hambourg

Des robots pour l'A320 : Airbus pousse l'automatisation à Hambourg

Le projet Euroglider de planeur à motorisation électrique valide son concept en vol

Le projet Euroglider de planeur à motorisation électrique valide son concept en vol

Photovoltaïque européen, superalliages, smart-city… les meilleures innovations de la semaine

Photovoltaïque européen, superalliages, smart-city… les meilleures innovations de la semaine

Plus d'articles