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Bosch veut rendre les usines 100% connectées !

Bosch veut rendre les usines 100% connectées !

L'usine de Rodez de Bosch

© Bosch

Bosch a de l’ambition pour sa filiale française, pour laquelle il espère une croissance de 20 %, grâce à une politique ambitieuse dans les objets connectés.

« A l’avenir, 100 % des composants seront connectés », promet Heiko Carrie, le président de Robert Bosch France depuis janvier 2016. « Nous pensons que d’ici 2020, il y aura 20 milliards d’objets connectés. Les technologies connectées sont incontournables et clés pour le futur ».

Connectivité : voici le nouveau mot d'ordre de Bosch. L'équipementier allemand veut réaliser 1 milliard d'euros d'économies en interne grâce aux gains de compétitivité réalisés en rendant ses usines plus connectées, et un chiffre d’affaires supplémentaire de 1 milliard d’euros en 2020. Heiko Carrie rappelle que le groupe Bosch a lancé en 2015 en interne Cloud Bosch, qu’il devrait étendre à l’extérieur en 2017. Il a également ouvert sa filiale Smart Home en janvier 2016, qui devrait commencer des activités en France en 2016. L’entreprise allemande a aussi investi en 2015 dans le constructeur de batteries SEOO « principalement pour l’automobile, mais l’on voit que BMW envisage déjà de faire autre chose avec ses batteries ». Bosch a, par ailleurs, prévu une dotation de 150 millions d'euros pour les start-up.

100 % des composants connectés dans l'usine

Première entreprise industrielle allemande présente en France en termes d’emplois créés, Bosch croit à la France comme terre d’avenir pour ses technologies. Elle mise sur 20 % de croissance sur le marché français d’ici 2020, marché qui est déjà le cinquième du groupe en termes de chiffre d’affaires. Et pour cela, elle veut tout connecter, à commencer par ses activités : les solutions pour l’automobile, les équipements d’usines, l’outillage grand public, l’électroménager et les équipements d’énergie et de sécurité pour le bâtiment. Son atout pour s’imposer dans les objets connectés ? « Nous sommes présents dans tous les domaines, aux trois niveaux des objets connectés : les capteurs, le logiciel, et les services ». Ce que Bosch appelle sa stratégie 3S (Sensors, Software, Services) et qu’il commence à tester d’abord chez lui, dans ses propres usines où il veut voir 100 % de ses composants connectés à l’avenir, quand le taux de connectivité tourne aujourd’hui autour de 40 %.

 « Nous avons la chance de disposer d’un réseau de plus de 250 usines dans le monde, affirme le président de la filiale française. Nous voulons profiter de cette base industrielle importante pour utiliser nos solutions numériques d’abord en interne, avant de les proposer ensuite à nos clients. Cela convaincra d’autant plus l’extérieur qu’elles auront de la valeur pour nous-mêmes ».

1 milliard d'économies grâce aux objets connectés

L’entreprise attend 1 milliard d’économies sur sa production grâce aux objets connectés. « A l’avenir, la machine réalisera quand et de quels composants elle a besoin. A la fin, on pourra faire une "série" de une pièce ».  En France en particulier, Bosch possède 24 sites dont dix avec de la R&D, où il souhaite aussi faire la démonstration des technologies connectées. 400 millions d’euros ont été investis en R&D ces six dernières années en France, dont 68 en 2015 (sur un total de 6,4 milliards d’euros dans le monde). Cette même année, un centre R&D Vision Tech a été ouvert à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), spécialisé dans les systèmes électroniques d'assistance liés au programme véhicule autonome. Preuve de cette transformation : les nombreuses technologies connectées qu’a intégrées l’usine de Rodez (Aveyron) spécialisée dans l’équipement automobile. A l’instar de l’application Smart Eye que Bosch a déjà utilisée à Vénissieux (Rhône) avec des lunettes développées par l’entreprise française Optivent, et qui seront testées par un Beta-testeur extérieur à partir de septembre. « L’industrie 4.0 est une chance pour la France. On entre dans une nouvelle phase et le jeu recommence, en dépit des difficultés industrielles des décennies précédentes », conclut Heiko Carrie.

 

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