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Blue Shark : l'hydrolienne low cost

P. P.
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Blue Shark : l'hydrolienne low cost

© CEA

Exploiter l'énergie marine ou fluviale à très bas coût pour en faire bénéficier les pays émergents, c'est le défi que s'est lancé une jeune start-up girondine née en 2013, Blue Shark Power System.

Notre ambition est d'aller dans les pays émergents pour contribuer à y faire baisser les coûts de l'électricité. Nous avons eu la volonté de faire une hydrolienne peu coûteuse qui leur soit accessible, explique Philippe Rebboah, président de Blue Shark Power System. Auparavant producteur de cinéma, celui-ci mène depuis dix ans des recherches sur le sujet, en partenariat avec l'université Federico II de Naples et en est déjà à la quatrième version de l'hydrolienne en forme de squale. Pour se démarquer de ses concurrents, il a misé sur la légèreté. Alors que ceux-ci proposent des machines qui pèsent entre 500 et 1 000 tonnes, son hydrolienne la plus lourde n'en pèse que 40, notamment grâce à une structure en fibre de carbone. À ce poids, l'hydrolienne accrochée à un ballast, peut flotter entre deux eaux, à environ 15 mètres de profondeur, où le courant est plus élevé qu'au fond où sont posées la plupart des hydroliennes existantes, sans pour autant gêner le transport maritime. À cette profondeur, les hydroliennes résistent aussi mieux aux aléas climatiques.

Une capacité de production de 1MW

Enfin, Blue Shark s'est également inspiré du secteur aérospatial pour équiper ses hydroliennes d'un diffuseur au milieu duquel les pales tournent. Il double le débit d'eau et donc la vitesse à laquelle tournent les pales. Outre l'accroissement du rendement, ce moyen permet à l'hydrolienne, dont la gamme s'étend de 60 kW à 1 MW, de s'adapter aux courants d'eau les plus faibles comme aux plus élevés, en mer ou dans les fleuves. In fine, l'hydrolienne de 40 tonnes a une capacité de production de 1 MW, quand ses concurrents s'approchent de 1,2 MW, mais pour un coût de 50 euros au MWh, 5 à 6 fois moins élevé, selon Philippe Rebboah. Après une série de tests dans la lagune de Venise en 2013, la start-up a commencé l'industrialisation de la technologie cet automne en Aquitaine, et testera une première machine de série en 2015 dans l'estuaire de la Gironde, au raz Blanchard. Confiant, Philippe Rebboah annonce que plusieurs pays ont déjà commandé la technologie, en Europe, en Asie, en Afrique et au Brésil. Plusieurs petites machines de 60 kW placées au bord du fleuve Amazone pourraient permettre d'alimenter chacune les besoins élémentaires en énergie d'un village environnant.

POURQUOI L'ADOPTER

Un coût de 50 euros au MWh soit 5 à 6 fois moins que ses concurrentes

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