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BioVision: l'apport des Sciences de la Vie face aux enjeux de l'urbanisation

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BioVision, le Forum Mondial des Sciences de la Vie, s'est tenu la semaine dernière à Lyon (69). Voici un résumé des principales interventions. Le compte rendu plus détaillé des sessions peut être obtenu sur le site du Forum.


Plus de 1 600 décideurs politiques, dirigeants industriels, représentants d'organisations multilatérales et de la société civile avaient répondu présents avec l'ambition de produire un débat constructif et porteur de solutions, autour de la question urgente du rôle des Sciences de la Vie face aux défis posés par l'expansion urbaine.

La session d'ouverture, animée par Maria Cattaui, membre du Comité de Direction de Petroplus Holdings AG (Suisse), a réuni Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon et Président du Grand Lyon, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône Alpes, Saskia Sassen, Professeur de Sociologie (Université de Colombia, USA), Ismail Serageldin, Directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie et Nicholas You, Conseiller du Directeur Général de UN Habitat (Nairobi) autour de la question : "Que peut-on attendre des Sciences de la Vie pour faire face aux défis de l'expansion urbaine ?"

Après le constat partagé d'un essor urbain inégalement maîtrisé et anticipé de par le monde, les participants se sont interrogé sur la viabilité de la croissance expansive des grandes villes et de leur mode de gouvernance. L'un des défis posés par ces mégalopoles serait organisationnel et institutionnel.

En effet, comment concilier une croissance économique et sociale, conduite par ses propres impératifs, et une organisation institutionnelle responsable des réponses concrètes aux défis urbains et calquée sur des modèles parfois inadaptés ? Les Sciences de la Vie peuvent conduire à poser un regard nouveau sur les villes et apporter les solutions qui dessineront leur futur visage.

La conférence plénière "Les Sciences de la Vie, nouvelles orientations et nouveaux espoirs pour la société" a réuni Peter Doherty, Prix Nobel de Médecine 1996 (Australie), Richard J. Roberts, Prix Nobel de Médecine 1993 (Grande Bretagne), Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de Chimie 1987 (France), Kurt Wüthrich, Prix Nobel de Chimie 2002 (Suisse) et François Gros, Secrétaire Perpétuel Honoraire, Académie des Sciences (France). Cette session a offert un aperçu des orientations récemment apparues dans le domaine des Sciences de la Vie ainsi qu'une évaluation générale de leurs implications en terme de développement.

Enfin, "la contribution des Sciences de la Vie aux défis économiques et sociaux de l'expansion urbaine" a été abordée par Christian Bréchot, Vice-Président Affaires Médicales et Scientifiques, Mérieux Alliance (France), Werner Cautreels, Président Directeur Général, Solvay Pharmaceuticals (Belgique), Jean-François Dehecq, Président du Comité de Direction, Sanofi-Aventis (France) et Koji Omi, Membre de la Chambre des Représentants, Fondateur et Président de Science & Technology in Society Forum, ancien Ministre des Finances (Japon).

Les premières sessions de la deuxième journée ont reposé les attentes des participants sur le thème du rôle des Sciences de la Vie face à l'expansion urbaine et de l'apport des dernières avancées du secteur. Face aux problématiques globales rencontrées par les grandes agglomérations, les apports de la science ne sont pas remis en question, mais se posent davantage les questions de la coopération public/privé, nord/sud, du financement de la diffusion et de l'adaptation des technologies et de l'implication des politiques et des institutionnels, notamment à l'échelle des villes.


Nourrir les villes : résoudre un paradoxe pour subvenir aux besoins nutritionnels de 9 milliards d'habitants

Le constat de départ est la coexistence d'une sous-nutrition et d'une surnutrition qui impose un nouveau regard sur la crise alimentaire actuelle. En effet, si la sous-alimentation et la malnutrition sont une cause de mortalité dramatique dans le monde, l'obésité et les maladies cardio-vasculaires qu'elle engendre sont aussi une source d'inquiétude.

En outre, l'alimentation pose simultanément la question de l'impact sur l'environnement de l'agriculture, du choix d'une agriculture urbaine ou périurbaine, de l'accès financier à des aliments aux apports nutritionnels équilibrés nécessaires à la santé des populations, du transport des denrées et son impact écologique... La nécessité de créer des villes "harmonieuses" qui remettent les personnes dans leur contexte et ne segmente pas les problématiques, la création de passerelles entre Sciences de la Vie et sciences sociales doivent être poussées, et une traduction opérationnelle des apports scientifiques doit être encouragée et financée. Enfin, les gouvernements et autorités locales manquent de connaissances pour mettre en œuvre les solutions accessibles.

Cette session Nourrir les villes, animée par Ioan Negrutiu, Professeur de Biologie, ENS Lyon, France, a réuni : Florence Egal, Co-secrétaire Initiative multidisciplinaire Des aliments pour les villes, FAO ; Nathalie Ernoult, Vice-présidente, Action contre la Faim, France ; Willy de Greef, Secrétaire Général, EuropaBio, Belgique ; Tim Hall, Chef d'unité Biotechnologiques - Agroalimentaire, DG Recherche, Commission Européenne ; Philip James, Président, International Obesity Task Force, USA ; Jérôme Péribère, Président Directeur Général, DOW AgroSciences, USA ; Ard Jan Vethman, Innovation Leader for Manufacturing, Retail & Distribution, Capgemini, Pays-Bas.


Maladies Infectieuses : doit-on vacciner le plus susceptible d'infecter ou le plus à même de transmettre ?

Si l'urbanisation a longtemps été un signe reconnu de développement, le phénomène a aujourd'hui atteint un paroxysme qui laisse apparaître des failles. La promiscuité et la pauvreté inhérentes à la concentration urbaine ont favorisé la résurgence de maladies infectieuses disparues ou atténuées et la croissance d'un risque sanitaire accru. Face à ce constat les intervenants ont notamment interrogé les comportements humains en cas de crise épidémique et le mécanisme de transmission des pathogènes entre l'animal et l'humain, et les politiques vaccinales.

Du point de vue de la recherche, de nouvelles pistes ont été caractérisées comme prometteuses : l'immunité naturelle et les tests de diagnostic rapide. Les intervenants ont appelé à la réflexion autour d'un nouveau paradigme, celui d'une santé incluant toutes les composantes et les acteurs du système pour une santé globale.

Cette session Maladies Infectieuses, animée par Philippe Sansonnetti, Professeur au Collège de France, à réuni : Peter C. Doherty, Prix Nobel de Médecine 1996, Australie; Vincent Deubel, Directeur, Institut Pasteur de Shanghai - Académie Chinoise des Sciences (IPS-CAS), République Populaire de Chine ; Benoît Miribel, Directeur Général, Fondation Mérieux, France ; Giuseppe Del Giudice, Global Head Translational Medicine, Novartis Vaccines Research Center, Italie.


Changements climatiques : protéger les zones à risques et faire évoluer les comportements

80 % des émissions de gaz à effet de serre sont liés à l'activité des villes, au centre du développement et à l'origine d'une hyper-consommation, dans les pays du Nord comme ceux du Sud. Les effets du changement climatique se sont fait sentir plus brutalement cette dernière décennie et les intervenants ont souligné qu'un grand retard avait été pris, alors qu'il y a plus de 20 ans, l'analyse des glaces antarctiques révélait déjà l'impact de l'activité humaine sur l'environnement.

Il est nécessaire de continuer d'agir autant sur les comportements que sur la recherche de solutions technologiques, mais également de protéger les zones géographiques fragilisées par les conséquences irréversibles du changement climatique.

Cette session Villes et changements climatiques, animée par Cemil Alyanak de MondoFragilis, avec la participation de : Jean-François Bach, Secrétaire perpétuel, Académie des Sciences, France ; Claude Lorius, Glaciologue, Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'environnement, France ; Rajendra Kumar Pachauri, Président du Groupe Intergouvernemental sur le Climat (GIEC), Prix Nobel de la Paix 2007, Inde.


Le Partenariat Publie Privé (PPP), la solution à tous les maux ?

En prenant ce qu'offrent de meilleur les secteurs privé et public, tant en termes de compétences, d'innovation et de ressources financières, ces PPP permettent d'obtenir des résultats jamais atteints dans la lutte contre le paludisme, le VIH ou la poliomyélite, entre autres.

Mais ce système a aussi des limites. Alain Mérieux a ainsi souligné l'ambiguïté de former des médecins dans les pays en développement sans encadrer leur emploi, encourageant ainsi la fuite des cerveaux. Il a également été souligné que certains obstacles, comme la corruption ou le manque de volonté politique, pouvaient restreindre les réalisations. Et enfin, comme l'a souligné Wayne Pisano, l'objectif doit être commun : les Nations Unies doivent travailler avec l'industrie et l'industrie doit rencontrer les objectifs des Nations Unies.

Cette session Partenariat Public Privé : une force pour l'avenir ?, animée par Liz Padmore, Consultante indépendante, Membre de James Martin Institute, avec : Amir Dossal, Directeur Exécutif, Fonds des Nations Unies pour les Partenariats Internationaux (FNUPI) ; Koichi Kitazawa, Président, Japan Science & Technology Agency, Japon ; Alain Mérieux, Président de Mérieux Alliance, France ; Wayne Pisano, Président Directeur Général, Sanofi-Pasteur, France.


La troisième journée de BioVision a été l'occasion pour les participants d'approfondir les thématiques principales, Sciences de la Vie et Villes, en se focalisant sur les incidences directes de la croissance galopante des agglomérations sur les individus qui y vivent.

Cette journée a également été l'occasion pour François Gros, Président du Comité Scientifique de BioVision et Secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie des Sciences de présenter son ouvrage, Une biologie pour le développement (EDP Sciences, 2009). Ce livre s'applique à faire le point sur les apports actuels et prévisibles des Sciences de la Vie, notamment au regard des questions de développement.


Villes durables, un double défi : bâtir des villes à l'empreinte écologique nulle et inverser la tendance dans les villes actuelles

Bruno Giussani, Directeur Europe, Conférences TED (Suisse), a rappelé que la moitié de la population urbaine habite en ville. Les questions qui se posent aujourd'hui sont les suivantes : est-il possible de construire de nouvelles villes "carbone zéro" et d'améliorer le bilan des villes existantes ?

Gordon Shepherd, Directeur de la politique globale et régionale du WWF, a évoqué son One Planet Living Project en citant notamment l'exemple de la ville nouvelle Masdar, aux Emirats Arabes Unis, qui sera la première ville 100 % écologique du monde.

Karsten Voss, Professeur à l'Université Wuppertal (Allemagne), a abordé le concept "zéro énergie" appliqué au bâtiment qui consiste à générer autant d'énergie qu'il en est consommé, par l'utilisation d'énergies solaires notamment. Tom Rufty, Professeur, Chaire ?Bayer? du Développement Durable, Université de Caroline du Nord, a également souligné que les espaces verts représentent un potentiel énorme pour contribuer à la durabilité des villes, en réduisant l'empreinte écologique des agglomérations existantes : élimination des oxydes de carbone ; minimisation de l'impact environnemental et l'élimination des eaux usées.


Stress urbain et maladies mentales

Cette session a proposé un débat pour déterminer les liens possibles entre urbanisation et maladies mentales, la principale difficulté étant de déterminer quelles villes et quels déséquilibres considérer. Face à l'hétérogénéité des villes et à l'inégale disponibilité de données, notamment entre pays industrialisés et pays en développement, il est difficile d'avoir une vision globale de la problématique et d'établir une influence directe de l'urbanisation sur les troubles mentaux. Les intervenants se sont cependant accordés sur la possibilité d'une prédisposition génétique aux maladies mentales, Vivian Kovess-Masfety, Professeur à l'Université McGill (Canada), Université Paris V Descartes, précisant que la schizophrénie était la seule maladie pour laquelle l'incidence était notablement plus élevée en ville.

La compréhension du phénomène est ralentie par le manque de moyens et de ressources, aujourd'hui critique. Elle doit être améliorée, notamment par une analyse efficace des données disponibles sur ces maladies et leurs causes. Ludo Lauwers, Directeur général adjoint, vice-Président du Comité de Direction, Janssen Pharmaceutica N.V. Belgique, a notamment souligné qu'il était nécessaire d'approfondir la biologie des maladies mentales et de ne pas se limiter aux outils traditionnels de diagnostic.


Nos plantes du futur

La question des plantes du futur a revêtu un intérêt particulier dans le contexte actuel. De changement climatique tout d'abord : Marion Guillou, Présidente Directrice Générale, INRA (Institut National de Recherche Agronomique), France, s'interrogeant notamment sur la capacité des végétaux du futur à supporter ces modifications. Du point de vue de la crise économique aussi, qui comporte des questions très complexes pouvant être simplifiées si l'on s'intéressait à l'agriculture. Un autre point majeur soulevé au sujet de ces végétaux, celui des plantes génétiquement modifiées. Au-delà des débats idéologiques, la question se pose de l'accroissement de la productivité, en respectant à la fois un équilibre entre OGM et plantes traditionnelles, et entre les végétaux génétiquement croisés et naturellement hybrides.

Piet Van Der Meer, Secrétaire Général, Public Research & Regulation Initiative, Belgique, rappelant notamment que la biotechnologie n'est qu'une technologie parmi d'autres pour résoudre nos problèmes. Ces végétaux du futur nécessitent de nouvelles approches génomiques et plus de financements pour conduire des analyses plus pertinentes. Le panel s'est d'ailleurs entendu pour dire que ces fonds devraient aller aussi aux milliers de chercheurs publics, notamment dans les pays en développement.

Janet Cotter, Responsable Scientifique, Unité Scientifique, Greenpeace International, Royaume-Uni a enfin souligné qu'il y avait assez d'alimentation pour nourrir la planète, mais pas la bonne nourriture au bon endroit.


Des biocarburants pour la ville

Au cours de cette session, les intervenants ont précisé que les grandes avancées en matière de biofuels se feront dans la seconde génération, qui sera mise en place à très courte échéance. Ces biocarburants de nouvelle génération, ligno-cellulosiques, permettront d'utiliser la part non alimentaire de la biomasse.

Le panel s'est cependant accordé sur le fait que les biocarburants ne représenteront qu'une partie de l'énergie à venir. La modification du bilan énergétique devra donc également passer par une évolution des comportements pour réduire la consommation d'énergie en plus de rendre les carburants plus propres.


Trouver des solutions globales

BioVision s'est terminé par deux plénières de conclusions, après 3 jours de débats et de discussions sur le thème de l'apport des Sciences de la Vie face aux enjeux de l'urbanisation. Au total, ce sont près de 2 000 participants, issus de 75 nationalités, qui ont assisté aux 30 conférences animées par les 140 orateurs.

En clôture de BioVision, Maria Livanos Cattaui a interpellé les décideurs, représentants des sciences, de l'industrie et de la société civile sur les perspectives ouvertes par les 3 jours de discussion de ce Forum et les priorités que doivent se donner les acteurs des Sciences de la Vie. Les intervenants ont unanimement reconnu l'impossibilité de prioriser les problématiques, l'ensemble devant trouver des solutions globales.

Selon Christian Béchon, Président Directeur Général de LFB (France), et compte tenu de la crise actuelle, il est tout d'abord nécessaire de ne pas faire marche arrière et de conserver les acquis des Sciences de la Vie.

L'efficacité de la science doit rester une priorité, que ce soit dans la lutte contre la pollution ou dans la recherche contre les maladies infectieuses (efficacité des antibiotiques contre les résistances observées) pour Elmar Schnee, Président de Merck Serono (Suisse).

D'autant que les Sciences de la Vie peuvent être abordées comme une source de croissance économique et un moteur de développement. Elles sont d'ailleurs, comme l'a souligné Frederico Mayor, Président de la Fondation For a Culture of Peace, Espagne, de plus en plus investies par la société civile qui n'est plus passive. Il a également noté que les scientifiques n'avaient pas suffisamment rempli leur mission de conseil auprès des collectivités et qu'un nouveau mode de gouvernance citoyenne qui changera le paysage urbain était nécessaire.

Clara Gaymard, Présidente de la Région Europe du Nord Ouest de GE, a ainsi souligné l'importance de savoir créer des villes durables, qui ne soient pas synonymes de pollution et de maladies infectieuses et offrant un environnement favorable à la bonne santé de chacun, notamment au regard des questions de nutrition et d'eau. Un objectif ambitieux car, comme l'a rappelé avec insistance Frederico Mayor : « c'est une honte collective que 60 000 personnes meurent chaque jour parce qu'elles ne peuvent pas manger ».

A ce niveau se pose bien sûr la question des financements. Des ressources sont disponibles, a encore souligné l'ancien Directeur général de l'Unesco, pour subvenir aux besoins des institutions financières ou des guerres. Mais elles ne sont pas allouées aux Objectifs de Développement du Millénaire ou à la lutte contre l'épidémie de sida. Pourtant, 5 milliards de dollars annuels suffiraient à garantir l'éducation de toutes les fillettes de 5 à 12 ans du continent africain.

Un continent où la science trouve encore un intérêt aux yeux des étudiants, comme dans tous les pays en développement, contrairement aux pays du Nord, où les jeunes diplômés préfèrent s'orienter vers le secteur financier. Une tendance qui pourrait s'inverser selon Clara Gaymard, dommage collatéral de la crise économique actuelle.

Pour séduire, les sciences doivent indéniablement devenir plus accessibles estime Roch Doliveux, PDG et Président du Conseil d'Administration de UCB Belgique. Et promouvoir leur caractère innovant. Elmar Schnee rappelle que, puisque l'innovation est particulièrement coûteuse, mais indispensable, il faut sensibiliser la population à son utilité et à ses applications concrètes.

De tous temps, a rappelé Christian Bréchon, c'est l'innovation qui a permis de résoudre les problèmes auxquels l'humanité était confrontée, notamment en ville. De nombreux enjeux à moyen terme ne pourront être affrontés sans innovation. Cette urgence pose bien sûr la question du risque ; à laquelle répond Frederico Mayor en expliquant qu'un risque sans connaissance est dangereux, mais qu'une connaissance sans risque est dénuée d'intérêt.

Une innovation qui ne porte pas que sur les modèles technologiques, mais aussi sur les champs d'application. Et Clara Gaymard d'illustrer ce propos par la question des énergies renouvelables dont l'intérêt n'est plus de savoir si l'industrie a prouvé son utilité, mais de voir comment les gouvernements définissent un cadre pour favoriser le développement de cette énergie.

Daniel Zajfman, Président du Weizmann Institute (Israël) avait auparavant souligné l'importance d'éduquer les jeunes générations à la science, au-delà d'une simple information, pour leur inculquer une manière d'appréhender le monde. L'enjeu n'étant pas tant d'en faire des scientifiques, mais de leur permettre de poser les bonnes questions et de comprendre les réponses apportées par la science. Afin que, comme l'a souligné Frederico Mayor, on ne parle plus de "Sciences de la Vie, mais de Sciences pour la Vie". Et que la perception de l'avenir, compliquée à envisager de manière certaine, puisse être optimiste. Car les intervenants ont tous été d'accord pour reconnaître que si de nombreux risques existent pour le futur, une multitude d'opportunités se dessinent également.

Edité par Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.biovision.org

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