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Avec Pando, l'Isae-Supaero muscle sa puissance de calcul

Avec Pando, l'Isae-Supaero muscle sa puissance de calcul

© NEC

Pour accompagner le développement de ses projets de recherche et conforter l'excellence de ses équipes, l'Isae-Supaéro vient de se doter sur son campus de Toulouse d'un nouveau supercalculateur.

L'Isae-Supaéro (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace), à Toulouse, vient de se doter d'un nouveau supercalculateur de dernière génération. Cet investissement de 800 000 euros doit permettre à l'école d'ingénieurs de franchir un nouveau cap. La machine a été baptisée Pando, à l'issue d'une large consultation réalisée en interne à l'Isae-Supaéro. « C'est une allusion aux notions d'arborescences et de réseaux, mais aussi au stockage massif de données », explique Grégoire Casalis, directeur adjoint de la recherche et des ressources pédagogiques à l'Isae-Supaéro. Pando est le nom d'une colonie de peupliers faux-trembles considérés comme les organismes les plus âgés de la planète. Ces arbres, comme les calottes glacières, ont stocké des données du passé qui participent à mieux comprendre l'évolution de notre environnement.

Changement d'échelle

Pando est un supercalculateur de la marque japonaise NEC, qui affiche une puissance de calcul de 206 TFlops (téraflops). « C'est plus de 20 fois plus que le calculateur dont disposait jusqu'à présent l'école », se félicite Grégoire Casalis. Un vrai atout pour l'enseignement et la recherche. « La forte croissance de nos effectifs d'étudiants et d'enseignants-chercheurs nécessitait de faire évoluer nos moyens de calculs et de nous équiper d'un matériel plus performant. Nous avons saisi cette occasion pour changer carrément d'échelle », se félicite Grégoire Casalis. « Avec Pando, notre ambition est de nous positionner dans le club très fermé des centres de recherche qui disposent de leurs propres capacités de calcul ».

Accélérer les grands programmes de recherche en mécanique des fluides

L'objectif visé est double. En se dotant de ses propres moyens de calcul, l'école d'ingénieurs toulousaine devrait gagner en flexibilité pour conduire en interne des travaux de recherche sur des calculs à caractère appliqué, non privilégié dans les appels à projets des grands calculateurs nationaux, voire européens. « Ce supercalculateur servira surtout à deux types de calculs : les écoulements autour de l'avion et le calcul de la résistance des structures des avions », précise Grégoire Casalis. Outre sa puissance de calcul, avec un total de 104 nœuds de calculs pour un total de 2 496 cœurs de calcul, ce supercalculateur est équipé de processeurs spécifiques, 2 nœuds disposant chacun de deux accélérateurs graphiques particulièrement adaptés pour ces calculs de simulation en mécanique des fluides et de 2 nœuds de visualisation à distance pouvant chacun accueillir jusqu'à 8 utilisateurs simultanément. « Cet équipement va aussi contribuer à faire monter en compétence nos équipes, et à nous faciliter l'accès aux grands centres de calcul nationaux, voire européens, pour nous positionner sur des projets de plus en plus complexes, qui nécessitent de très gros moyens de calcul, notamment en intelligence artificielle et deep learning », souligne par ailleurs Grégoire Casalis.

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