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Avec la fabrication additive d'Addup, Addilys veut optimiser les moules des plasturgistes

Alexandre Couto
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Avec la fabrication additive d'Addup, Addilys veut optimiser les moules des plasturgistes

Les outillages d'Addilys seront produits grâce à la technologie de fusion sur lit de poudre d'Addup

© AddUp

Le spécialiste de l'impression 3D métal Addup et le centre technique de la plasturgie et des composites, IPC, ont annoncé le 23 septembre la création de la société commune Addilys. Son objectif : mettre les forces de la fabrication additive au service de l'optimisation thermique des outillages de plasturgie.

Se servir de la fabrication additive métal pour améliorer la qualité des pièces plastiques. C’est la proposition d’Addilys, jeune coentreprise entre le spécialiste de l’impression 3D métal par fusion sur lit de poudre, Addup, et le centre technique de la plasturgie et des composites, IPC. Annoncée le 23 septembre, la société ambitionne de devenir un acteur majeur de la fabrication des moules d'injection des plastiques, thermiquement optimisés.

Evacuer la chaleur plus rapidement

Pour cela, elle s’appuiera sur les recherches menées par l’IPC depuis 2001 dans le domaine du « conformal cooling », une technique qui consiste à créer, à des endroits spécifiques de l’outillage, des canaux véhiculant un fluide caloporteur. Celui-ci évacue plus rapidement la chaleur. « La qualité d’une pièce en plasturgie dépend majoritairement de la maîtrise du refroidissement de celle-ci », explique David Muller, PDG d’Addilys, passé à la fois par l’IPC et par Addup. « En fonction de la géométrie de l’empreinte du moule, le plastique en fusion s’accumule, créant ainsi des zones de chaleur. Celles-ci mettent plus de temps à refroidir. » Le « conformal cooling » permet ainsi de gérer l’enveloppe thermique du moule, pour un refroidissement homogène de la pièce. A la clé : des gains de qualité, car une sortie prématurée de la pièce du moule pourrait générer des défauts, et des cycles plus rapides, avec des gains de productivité estimés à 25%.

Pour David Muller, les progrès de l’impression 3D métal permettent à cette technologie de franchir une étape en vue de sa généralisation dans l'industrie. «  L’usinage traditionnel est mal adapté à cette technique car certains tracés sont inaccessibles aux outils. Désormais, nous pouvons dessiner directement ces canaux dans le modèle CAO du moule, les tester grâce à des logiciels de simulation, et enfin les imprimer avec la précision nécessaire »,  expose David Muller. Les imprimantes d’Addup limitent, pour le moment, les pièces métalliques à des dimensions de 350x350x350 mm, aussi certains moules de grandes tailles ne peuvent être imprimés d’un bloc. La jeune société peut cependant produire des inserts qui seront rajoutés dans les parois du moule, à des endroits spécifiques.

Des tracés précis

En sortie d’imprimante, des étapes d’usinage et de traitement thermique éliminent la rugosité inhérente au procédé de fusion sur lit de poudre, à la surface de l’empreinte du moule. Les canaux de refroidissement, quant à eux, ne nécessitent aucun traitement spécifique et le procédé d’Addup garantit la précision de leur diamètre et du tracé.

Addilys devrait s’installer début 2020 en région Auvergne Rhône-Alpes, dans l’est lyonnais, et envisage d’allouer 4 à 6 machines, uniquement à la production d’outillages, dans les cinq prochaines années.

 

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