Nous suivre Industrie Techno

Avec AI4GEO, CS Group veut créer un Google Earth Engine augmenté

Avec AI4GEO, CS Group veut créer un Google Earth Engine augmenté

Réalisé à partir d'images aéroportées, ce modèle 3D a un niveau de détail LOD 3, similaire à celui visé par AI4GEO.

© CS Group

Lancé le 10 décembre pour une durée de 4 ans et porté par CS Group, le projet AI4GEO a pour but de créer une plateforme afin de traiter automatiquement des données issues de satellites, d’avions ou in-situ pour produire de l’information géospatiale en 3D. Plusieurs industriels sont partenaires afin d’adapter la plateforme à des applications potentielles comme la cartographie urbaine, la gestion de l'eau, le transport autonome ou l’intelligence économique.

Avec AI4GEO, lancé le 10 décembre, CS Group veut se doter d'un outil pour créer un Google Earth augmenté à l'échelle d'un quartier, d'une ville et bien plus encore. D’ici quatre ans, le projet porté par l’entreprise toulousaine créera une plateforme informatique capable de faire automatiquement de la cartographie 3D en agrémentant les cartes de couches d’information supplémentaires. « L’objectif est d’être capable de traiter facilement les images qui sont générées de plus en plus abondamment par des nouveaux capteurs dans le ciel et en orbite et destinées à faire de la 3D », précise Sylvain D’Hoine, directeur des activités liées à l’espace chez CS Group.

Routes, bâtiments, mobilier urbain, végétation,… Tout sera modélisé avec un niveau de détail LOD 3, c’est-à-dire pas seulement avec des niveaux d’élévation ou des formes de bâtiments, mais avec des façades texturées en haute résolution. De plus, les activités au sein des bâtiments seront identifiées. « Nous savons aujourd’hui le faire manuellement ou en semi-automatique mais cela représente un travail colossal, précise Gwénaël Souillé, responsable du développement des activités liées à l’observation de la Terre chez CS Group. Nous mettrons en place les algorithmes et les chaînes de traitement qui vont permettre de le faire automatiquement. Nous bénéficierons des travaux de recherche et développement menés au cours des dix dernières années chez nous et chez les partenaires du projet. »

Données satellitaires, aéroportées et in-situ

En plus de CS Group qui développera la plateforme, plusieurs industriels sont associés au projet, notamment pour l'adapter à de futures applications potentielles et créer des services associés : Airbus Defense & Space pour la cartographie 3D urbaine, CLS pour des problématiques liées à l’environnement comme la gestion de l’eau, Geosat pour le transport autonome, Quantcube pour la mise en place d’indicateurs macroéconomiques, et enfin Qwant pour créer un moteur de recherche en 3D.

« Pour créer cette plateforme, nous avons besoin d’un grand nombre de données notamment pour nourrir les algorithmes d’intelligence artificielle (IA) », pointe Gwénaël Souillé. Les données d’entrée seront fournies par le Centre national d’études spatiales (Cnes), l’Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onéra) et l’Institut national de l'information géographique (IGN). Ceux-ci apporteront également leur savoir-faire et compétences en IA et en traitement des données géospatiales. Les données seront essentiellement des images ou des données radars et lidars issues des satellites du programme Copernicus, des constellations Pléiade et bientôt Pléiade Néo ou de systèmes aéroportés. Le tout sera complété par des données ouvertes in-situ venues d’objets connectés.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Pour bien commencer la semaine : La France se lance dans la course au quantique

Pour bien commencer la semaine : La France se lance dans la course au quantique

Difficile de trouver la motivation en ce début de semaine ? Voici une petite sélection d’innovations qui pourraient vous aider[…]

SpaceX porte à 180 le nombre de satellites Starlink en orbite... et creuse l'écart avec OneWeb

SpaceX porte à 180 le nombre de satellites Starlink en orbite... et creuse l'écart avec OneWeb

[L'année 2019 en technos] Top départ pour les constellations de OneWeb et SpaceX

[L'année 2019 en technos] Top départ pour les constellations de OneWeb et SpaceX

[L’année 2019 en technos] Le retour sur la Lune se précise

[L’année 2019 en technos] Le retour sur la Lune se précise

Plus d'articles