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Autres acteurs, intéropérabilité et travail collaboratif

Rédaction Industrie et Technologies
Un nouveau venu attendu

Nouvel acteur du marché du PLM, SAP, le leader mondial de l'ERP, dont la première prestation au Daratech Summit était particulièrement attendue. Archim Heimann Senior Vice President, responsable de l'activité PLM, est venu pour la première fois exposer la vision du PLM de sa société, qui est très complémentaire des activités SCM et CRM (Supply chain et Customer relationship management). 

Plutôt que de se positionner sur le marché très concurrentiel de la GDT, SAP préfère mettre en avant ses outils de gestion de projets et d'échange d'information contenus dans le module iPPE de son offre mySAP PLM. Ces outils permettent aussi de gérer les différentes vues sur la configuration d'un produit. En effet, SAP préfère, pour le moment, miser sur la complétude de son offre assurant la liaison entre les mondes technique et économique de l'entreprise., ainsi que sur sa forte compétence en gestion de process, plutôt que de heurter de front les ténors de la GDT. 

Le travail collaboratif

Autre volet important du PLM, le travail collaboratif largement défendu par Tilman Schad, Chairman de CoCreate : "faciliter le travail collaboratif dans les phases amont de la conception favorise les échanges d'idées et la naissance des innovations, alors que les coûts engagés sont minimes. Cela permet aussi de prendre en compte, très tôt dans le processus de développement, les contraintes liées aux process de production, ce qui limite les tardives et donc coûteuses mises au point. Le nouvel écosystème du développement de produits qui émerge montre que les processus industriels seront forcément multi-disciplinaires, multi-entreprises et multi-culturels. De même, le mythe des outils unifiés ne tient pas face aux réalités du terrain. Les systèmes d'information devront donc être Multi-CAO, Multi-GDT et multi-types de données, afin de ne pas brider les échanges d'idées toujours porteurs d'innovation. De même, pour être facilement accepté, le travail collaboratif doit être non intrusif. C'est ce qui fera la différence entre l'actuel partage d'informations et le souhaitable échange d'idées". 

Et encore des interventions

Parmi les autres interventions intéressantes de présidents de sociétés nous avons retenu celle des deux leaders de la simulation des processus de production, Delmia et Tecnomatix

Tous deux s'intéressent à la création, l'optimisation et la gestion des processus et des moyens de production, un élément clé du cycle de vie des produits qui n'est couvert ni par les traditionnels outils de CAO et de GDT, ni par l'es outils d'ERP. Le développement simultané des produits et de leurs moyens de production permet de réduire de manière importante le délais de mise sur le marché de nouveaux produits et ainsi de devancer ses concurrents, afin de prendre des parts de marché. 

Pour Harel Beit-On, président de Tecnomatix : "la mondialisation de l'économie et la délocalisation de la production imposent aux industries manufacturières de disposer d'outils collaboratifs d'ingénierie de process, afin de mieux communiquer avec leurs partenaires distants. C'est ce qui nous a amenés à présenter voici deux ans notre concept de l'eBop, la nomenclature de process électronique. Mais attention toutefois, les industriels devront être vigilants et bien évaluer les limites du savoir-faire à transmettre dans l'eBop, afin de protéger leurs avantages compétitifs". 

Un point de vue partagé par Philippe Charlès, le CEO de Delmia. "Il faut des systèmes différents d'ingénierie de production entre les OEM et leurs sous-traitants, d'une part, pour qu'ils soient le plus adaptés à leurs besoins spécifiques et, d'autres parts, pour protéger les savoir-faire de chacun". 

L'interopérabilité reste un besoin important

Michael Payne, CEO de Spatial, est venu rappeler la stratégie de développement et de vente de composants 3D de la filiale du groupe Dassault Systèmes, ainsi que les mérites du noyau Acis 8.0, en omettant toutefois la défection de son principal client, Autodesk. Editeur, qui a de plus annoncé que le futur noyau ShapeManager de son logiciel Inventor serait interopérable avec le noyau Parasolid d'EDS PLM Solutions

Spatial a aussi enfourché le cheval de l'interopérabilité de la visualisation en annonçant sa participation à l'initiative OpenHSF, qui regroupe déjà une quinzaine d'acteurs comme Ansys, DaimlerChrysler, Dassault Systèmes, Fluent, Mechanical Dynamics, PTC ou Tech Soft America. L'objectif est de proposer un format de fichier ouvert et standard pour la visualisation, qui serait notamment utilisable à travers le Web. De plus amples renseignements et les spécifications techniques sont disponibles sur le site de l'organisation à l'adresse http://www.openhsf.org 

Un français crée la surprise

C'est un français, Francis Allias président de TTF (voir SIT N°91), qui a créé la surprise dans le domaine de l'interopérabilité. Après être venu l'an passé en auditeur, il a acquis la certitude de la supériorité de la technologie de sa société sur celles proposées par ses concurrents américains. Il a donc décidé de se lancer en présentant cette année son produit Project Reviewer

Il s'agit d'un outil de création de maquettes numériques permettant d'assembler simplement dans une scène unique des modèles natifs, issus de logiciels de CAO hétérogènes. Et ce, sans qu'il soit besoin de disposer des licences de ces logiciels ou de traduire les modèles dans un format neutre ou propriétaire. Ces assemblages sont ensuite exportables dans le format souhaité avec récupération de tous les arbres de construction. Cadds, Catia V4 et V5, Euclid, I-Deas, Pro/Engineer, Unigraphics, ainsi que les principaux formats standard (Acis, DXF, IGES, Parasolid, STEP, STL et VRML) sont utilisables. 

Un véritable outil d'architecte de système ou d'ensemblier. Tous les grands groupes industriels présents, qui ont quotidiennement ce genre de problème, car travaillant avec de multiples partenaires, se sont montrés très intéressés. De même, certains éditeurs ont aussi vu dans la maîtrise de cette technologie, le moyen d'élargir les capacités de communication de leurs logiciels. 

JFP

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