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Au SIA, les start-up font de l’ouverture des données le terreau de l’agriculture 4.0

Alexandre Couto
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Au SIA, les start-up font de l’ouverture des données le terreau de l’agriculture 4.0

Du 22 février au 1er mars se tient à la porte de Versailles (Paris) le Salon international de l'agriculture (SIA). Les start-up de l'Agritech, de plus en plus nombreuses parmi les exposants, misent sur les données et leur partage pour mettre au point de futures solutions innovantes.

L’édition 2020 du Salon international de l’agriculture (SIA) a ouvert ses portes le 22 février à la porte de Versailles, à Paris. Cet événement rassemble jusqu'au 1er mars plus de 1000 exposants et 600 000 visiteurs venus échanger sur les grands enjeux de l’agriculture. Depuis 4 ans, un nouveau type d’exposants a pris ses quartiers dans les halls du parc des expositions : les start-up. « Tous les ans nous sommes de plus en plus nombreux à venir sur le SIA », explique Jérôme Le Roy, vice-président de l’association La Ferme Digitale, qui rassemble de nombreuses start-up de l’AgriTech « En 2016, nous étions 5 sur le salon. L’année dernière, 20 entreprises étaient présentes. Cette année nous sommes 29. »

Un réservoir de données brutes

Regroupées dans un espace baptisé  « Agri 4.0 », ces jeunes pousses affichent des profils variés : spécialiste de la blockchain pour la traçabilité des aliments (Connecting Food), constructeur d’objets connectés (Weenat), roboticien (Naïo Technologies), concepteur de tableaux de bord numérique pour l’aide à la décision (The GreenData) ou encore créateur d’applications pour smartphone (BAOBA)…

La collecte et la gestion des données sont au cœur des nouveaux outils qu'elles développent. « L’acquisition des données sur le terrain est loin d’être une nouveauté dans le monde agricole », pointe Jérôme Le Roy, « Les agriculteurs relèvent déjà de nombreuses informations sur l’état de leurs cultures ou la santé de leurs animaux. A cela s’ajoutent les contraintes réglementaires, notamment sur la traçabilité, qui les obligent à un suivi régulier et précis de leur production. L’agriculture fournit de nombreuses données brutes.»

Mettre en commun l'information

De nombreuses start-up, avec l’accord de l’exploitant agricole, sont co-propriétaire de ces données. Jérôme Le Roy explique, « Les agriculteurs ont la propriété des données brutes – issues de l’imagerie satellite, de leur machines ou de leur équipements IoT par exemple – et les start-up en sont généralement co-propriétaires. En revanche, nous sommes l’unique propriétaire des données agrégées. L’objectif est avant tout de pouvoir faire circuler ces data, en créant des espaces pour la mettre en commun avec d’autres créateurs de solutions. »

Pour le vice-président de la Ferme Digitale, l’ouverture des données permet de favoriser l’émergence de nouvelles solutions à plus fortes valeurs ajoutée et de garantir l’interopérabilité des applications numériques entre elles. « Un enjeu majeur pour l’agriculture 4.0 », renchérit Jérôme Le Roy.

Celui-ci a bien été compris par la société parisienne API-AGRO et le spécialiste du cloud 3DS Outscale, filiale de Dassault Systèmes. Les deux partenaires ont annoncé lors du SIA la création d’une plateforme baptisée « Agdatahub » visant à « faciliter le partage des données, structurer et coordonner les flux d’informations pour leur permettre de développer, des services innovants. » Permettant une standardisation des données, le service est actuellement disponible via un abonnement. Selon nos confrères de l’Usine Digitale, une section open data devrait prochainement voir le jour.

 

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