Nous suivre Industrie Techno

Atos lance un supercalculateur de poche pour mettre le cloud dans l’usine

MANUEL MORAGUES
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Atos lance un supercalculateur de poche pour mettre le cloud dans l’usine

Thierry Breton, le PDG d'Atos, a présenté le 16 mai le BullSequana Edge.

© Manuel Moragues

Le BullSequana Edge lancé par Atos le 16 mai à Paris est un serveur dédié à l’edge computing. Il est destiné à traiter localement les données là où elles sont produites, par exemple dans l’usine, plutôt que de les envoyer dans le cloud.

Avec son boîtier élégant, il ressemble plus à un PC qu’à un serveur. Il concentre pourtant autant de puissance que les gros supercalculateurs de Bull d’il y a une dizaine d’années, pointe Thierry Breton, le PDG d’Atos, en présentant cette machine lors des Atos Technological Days, le 16 mai à Paris. 

« Le BullSequana Edge apporte le calcul intensif là où sont produites les données pour les traiter sur place », avance le dirigeant. Avant de poursuivre : « C’est une sorte de mini-cloud qui peut être installée dans une usine, un hôpital, un train… ».

Cet appareil est l’ingrédient clé de la bascule d’Atos vers l’edge computing, soit le retour de la puissance de calcul décentralisée face à l’explosion de la quantité de données et l’impossibilité de toutes les envoyer dans le cloud.

« Nous entrons dans l’ère post-cloud, martèle Thierry Breton. Alors qu’aujourd’hui 80% des données de nos clients sont stockées et traitées dans des data centers et le cloud, dans seulement cinq ans, 80% le seront ailleurs : dans les usines, les magasins, les objets connectés, les voitures, etc. »

165 téraflops pour 12 000 euros

A la tête du portefeuille des infrastructures big data d’Atos, Emmanuel Leroux décrit à Industrie & Technologies ce que le SequanaEdge a dans le ventre : 1 processeur central (CPU) Intel Xeon et 2 processeurs graphiques (GPU) T4 de Nvidia pour délivrer jusqu’à 165 téraflops de puissance de calcul, offrir 128 gigaoctets de mémoire vive et jusqu’à 32 téraoctets de stockage.

« Par rapport au marché, c’est à la fois un vrai serveur, puissant, et un vrai équipement pour le edge, qui peut s’installer n’importe où – le CPU est par exemple soudé pour plus de robustesse », avance Emmanuel Leroux.

L’appareil, dont le pris s’échelonne de 4500 à 12 000 euros suivant les versions, selon le responsable, dispose d’une connectivité ethernet, GSM 3G et 4G, WiFi et LoRa. Il dispose de connecteurs logiciels pour les services dans le cloud de Siemens (plateforme MindSphere) et de Microsoft Azure, mais sa vocation première est de traiter les données en  local.

Traiter les signaux des capteurs d’image pour le contrôle qualité

« Nous visons dans un premier temps 4 à 5 principaux cas d’usages, détaille Emmanuel Leroux. Dont l’industrie, qui génère beaucoup de données, en particulier avec les capteurs d’images et de sons qui sont de plus en plus utilisés pour le contrôle qualité. »

Traiter les données en local apporte plusieurs avantages : « le temps de latence du système est drastiquement réduit, ce qui permet de travailler en temps-réel, les données de production restent dans l’usine, ce qui est un facteur de sécurité, et cela apporte une certaine autonomie en cas de problème de connexion au cloud. »

Outre l’industrie, la vidéosurveillance, la grande distribution mais aussi les télécoms, dont la qualité de service repose sur le traitement des données qui transitent par les antennes relais, sont visés par Atos.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Circuit de chaleur, 3IA Grenoble, Ghryd ... les meilleures innovations de la semaine

Circuit de chaleur, 3IA Grenoble, Ghryd ... les meilleures innovations de la semaine

Quelles sont les innovations qui vous ont le plus marqués au cours des sept derniers jours ? Cette semaine, vous avez apprécié[…]

Quantique, IA et exascale... La simulation repousse ses frontières

Quantique, IA et exascale... La simulation repousse ses frontières

La Cnil se fait plus menaçante pour le premier anniversaire du RGPD

La Cnil se fait plus menaçante pour le premier anniversaire du RGPD

Le kilogramme nouveau est arrivé

Le kilogramme nouveau est arrivé

Plus d'articles