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Athéor sécurise le verre

Ludovic Fery

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Athéor sécurise le verre

Le marquage est révélé par une lumière ultraviolette

© DR

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, d’alternative fiable et économique aux étiquettes pour tracer les emballages en verre. La jeune société montpelliéraine Athéor veut changer la donne grâce une encre indélébile, invisible à l’œil nu et résistante aux contrefaçons intégrée directement dans la structure du matériau.

Athéor est l’histoire de la rencontre de deux univers, celui des nanosciences et celui de la traçabilité. Olivier Dautel, chercheur au laboratoire CNRS « Architectures moléculaires et matériaux nanostructurés », a apporté la rupture technologique. Il s’agit d’un nouveau procédé dans lequel des molécules organiques fluorescentes, appelées chromophores, peuvent être greffées en grande quantité sur du verre.

Fort de 25 ans d’expériences dans la traçabilité, Jean-Denis Borras réalise rapidement l’intérêt de cette découverte pour l’industrie verrière. A défaut d’une solution fiable, celle-ci est victime des marchés parallèles (réutilisation des bouteilles vides) et des contrefaçons pour les contenants de parfums, notamment. « Même les verriers doivent faire une analyse de la composition du matériau pour connaitre son origine ! », ajoute l’ingénieur de formation.

Avec Olivier Dautel, Jean-Denis Borras créé la société et développe la technologie Glass’in : un nouveau chromophore qui peut, cette fois, être déposé par des imprimantes jet d’encre industrielles. Le marquage devient effectif après polymérisation des molécules sous l’action d’un rayonnement ultraviolet. L’atout du procédé tient à sa grande flexibilité : l’encre peut être visible, partiellement visible pour cacher certaines informations ou totalement invisible. Du haut de ses un an, la start-up montpelliéraine espère intéresser l’industrie pharmaceutique, un des plus gros utilisateurs de contenants en verre.






D’autres technologies sont à même de concurrencer le Glass’in, comme le marquage par laser femto-seconde. « Mais son coût reste élevé et la lecture des codes à une échelle industrielle est problématique », pointe Jean-Denis Borras. A contrario, Athéor propose un lecteur adapté à son encre qui peut être installé facilement sur une ligne de production. Le Glass'in a valu à la start-up de recevoir en 2010 un Grand Prix Siemens de l’Innovation.

Les montpelliérains développent aussi des dérivés de leur technologie : des chromophores pour la décoration du verre, ou encore des composés thermochromes pour suivre la chaîne du froid.

Ludovic Fery


Athéor en bref :
Date de création : janvier 2010
Créateurs : Jean Denis Borras , Olivier Dautel
Implantation : Montpellier (34)
Effectif : 4
Nombre de brevets : 1 brevet et une licence exclusive CNRS
Téléphone : 04 67 16 35 03  
Contact : jdborras@atheor.com
Site : http://www.atheor.com/ 
                  
                  

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