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André Borschberg fait décoller l'énergie photovoltaïque

André Borschberg fait décoller l'énergie photovoltaïque

© Solar Impulse | chammartin | Rezo.ch

Qu'ils soient plutôt entrepreneurs ou scientifiques de haut vol, agitateurs d'idées ou orchestrateurs de talent, passionnés de technique ou fins analystes de ses usages, les cinquante pesonnalités dont nous vous proposons de découvrir le portrait jouent un rôle majeur dans l'innovation en France. C'est le cas d'André Borschberg, l'ingénieur du Solar Impulse.

Le 2 juin 2014, le Solar Impulse 2 fait son premier vol d’essai sur la base aérienne de Payerne. En attendant le premier tour du monde sans escale en 2015, après 12 ans d’études de faisabilité ! Avant lui le Solar Impulse I avait pu montrer sa capacité à voler 26 heures sans carburant. A l’origine de l’exploit ? Bien sûr, on pense d'abord au médiatique Bertrand Piccard. Plus discret, André Borschberg est l'ingénieur sans qui rien n'aurait pu se faire.

 A l’ombre de l’aventurier, André Borschberg est un ingénieur entrepreneur.  En parallèle de l'école d'aviation militaire suisse, il obtient à l'EPFL un diplôme d'ingénieur en mécanique et thermodynamique. Un master de management au MIT le mènera comme entrepreneur à la tête de start-up essaimées de l'EPFL, après un passage par le cabinet McKinsey et le fonds de capital-risque Lowe. Mais l’entrepreneur est aussi un pilote féru d’aviation depuis l'âge de dix ans, à force de dévorer les ouvrages de l'as français de la seconde guerre mondiale, Pierre Clostermann. Ce qui lui permettra de décrocher son brevet de pilote à 17 ans.

Le tour du monde du solar Impulse II commencera fin février, début mars, lorsque Si2 décollera d’Abou Dhabi pour mettre le cap sur Muscat à Oman, Ahmedabad et Varanasi en Inde, Mandalay au Myanmar, Chongqing et Nanjing en Chine, la traversée du Pacifique jusqu’à Hawaï, puis Phoenix aux Etats-Unis, une seconde ville américaine qui dépendra de la météo, et New York. La dernière partie du trajet comportera la traversée de l’Atlantique pour faire escale, soit en Europe du Sud, soit en Afrique du Nord, avant de revenir au point de départ entre fin juillet et début août 2015.

Ce démonstrateur n'a pas vocation à être décliné sous forme d'appareil commercial. Sa mise au point a en revanche permis de progresser dans des secteurs variés -composites et cellules solaires, notamment-, ce qui lui vaut d'irriguer des secteurs variés.

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