Nous suivre Industrie Techno

La semaine de Jean-François Prevéraud

Altair Engineering reste confiant

Industrie et  Technologies
Le spécialiste du calcul dispose de multiples autres cordes à son arc : externalisation de projets de conception ; outils d'optimisation ; outils de gestion de charge de grilles de calcul ; outils d'aide à la décision ; etc. Point commun, ils aident les i


Malgré la crise qui rend les contours de l'année 2009 flous, Mauro Guglielminotti, responsable de la filiale française de Altair Engineering, reste optimiste : « Même si les industriels réduisent la voilure, je reste relativement confiant dans notre avenir. Nous avons de bonnes opportunités de développement, car notre offre de produits et de prestations leur permet de réduire leurs coûts, tout en maintenant, voire en augmentant la qualité de leurs produits ».

Il faut dire que l'année 2008 a été bonne pour Altair Engineering en France avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 6,6 millions d'euros, en hausse de plus de 27 % par rapport à 2007. De plus, la filiale française a mis en place fin 2008 une petite équipe de cinq consultants capables de prendre en charge des projets auprès d'industriels souhaitant externaliser tout ou partie de la conception de leurs nouveaux produits. « Cette activité Altair ProductDesign emploie le tiers de nos effectifs dans le monde, mais était jusque là peu présente en France. 2009 va voir son développement, ce qui devrait générer un chiffre d'affaires supplémentaire de l'ordre du million d'euros ».

Développer l'offre sur la base installée

De plus, Altair Engineering France entend bien développer ses ventes de logiciels sur sa base installée. Notamment en proposant à ses clients de compléter leur utilisation de la suite HyperWorks 9.0 avec des modules tel Multi-Body Dynamics pour la validation dynamique des ensembles articulés ou des logiciels métiers issus de partenaires comme n-Code de l'éditeur éponyme pour l'analyse de durée de vie, Madymo de Tass-Safe pour l'analyse de la sécurité des passagers, ou DSHplus de Fluidon pour la simulation de systèmes d'hydraulique de puissance. « Cette utilisation sera totalement transparente pour nos clients qui utiliseront notre système de jetons pour accéder à ces logiciels tiers, comme si c'étaient des modules d'HyperWorks ».

Altair Engineering entend aussi développer sur l'ensemble de ses comptes l'usage de son code de calcul Radioss, issu de la reprise mi-2006 de l'éditeur français Mécalog, notamment pour les applications dans le domaine linéaire où son éditeur juge qu'il est : « plus performant que son concurrent Nastran ». Parallèlement, Altair Engineering va aussi commencer à commercialiser en France le logiciel de design industriel solidThinking de la société italienne éponyme, qui est sa filiale depuis 2007 et qu'il positionne comme : « un concurrent d'Alias ... en moins cher ».

Trouver de nouvelles applications

Altair Engineering mise aussi fortement sur le déploiement dans un certain nombre de grands comptes, notamment dans l'automobile, de son logiciel d'optimisation de pièces OptiStruct, même si certains éditeurs de CAO en place tentent de promouvoir leur offre propriétaire. C'est notamment grâce à ce logiciel que la cellule d'optimisation mise en place chez Airbus a réussi à réduire en 7 semaines le poids des cadres de renfort des ailes de l'A380 de 44 %, gagnant ainsi 500 kg sans perte de résistance.

Autre corde à l'arc d'Altair Engineering, la technologie de gestion de charge de grilles de calcul PBS GridWorks. Celle-ci a vu ses prix fortement chuter ce qui la rend nettement plus accessible. Elle suscite un fort intérêt dans des secteurs tels les biotechnologies ou la pharmacie, toujours gourmands en calcul pour la création de nouvelles molécules.

Enfin, Altair Engineering va bientôt lancer sur le marché français HiQube, une technologie de business intelligence reprise à la société italienne Hicare Research, qu'Altair a déjà intégré à ses outils HyperWorks, afin d'en faire un tableau de bord d'aide à la prise de décisions dans le domaine de l'ingénierie. Mais cette technologie générique pourrait trouver de nombreux autres débouchés dans de multiples secteurs.

Développer les services

« Nous pouvons aussi aider nos clients en recherche de productivité à améliorer leurs méthodes de calcul, qu'ils utilisent ou non nos logiciels. Il peut s'agir d'automatiser des process de calcul, afin de réduire à la fois les cycles et les risques d'erreurs, notamment dans le domaine du maillage. Mais il peut aussi s'agir d'automatiser le reporting des résultats de calcul afin d'en faciliter l'exploitation. Il y a là de grosses opportunités de réduction de coûts pour nos clients ».

Reste qu'il est un domaine ou Altair Engineering ne dispose pas (encore) d'offre propre, c'est la mécanique des fluides. Il travaille pour le moment en étroite collaboration avec Metacomp Technologies autour de CFD++ et Software Cradle autour de SC/Tetra. Il est clair qu'Altair Engineering ne pourra plus faire pendant très longtemps l'économie d'une offre propriétaire dans ce segment de marché en plein essor. « Nos dirigeants le savent bien, même s'ils tardent à fixer leurs choix et restent pour le moment très ouverts ».

Enfin, Altair Engineering a aussi initialisé un certain nombre de collaborations avec des laboratoires universitaires français. « Vous verrez arriver les premiers résultats avec la version 10 d'HyperWorks. On travaille notamment beaucoup dans le domaine des composites », confie Mauro Guglielminotti.

A la semaine prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.altairengineering.fr

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l'Usine Nouvelle, suit depuis plus de 27 ans l'informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM...). Il a été à l'origine de la lettre bimensuelle Systèmes d'Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

« Implant Files » : pourquoi les implants médicaux sont dans la tourmente

« Implant Files » : pourquoi les implants médicaux sont dans la tourmente

C'est un nouveau scandale sanitaire. Après l'affaire des implants mammaires « PIP », une enquête du[…]

IRT Saint-Exupéry : les nouvelles plateformes technologiques opérationnelles

IRT Saint-Exupéry : les nouvelles plateformes technologiques opérationnelles

Drone à hydrogène : le rêve de deux start-up françaises

Drone à hydrogène : le rêve de deux start-up françaises

[Photo Tech] L’impression 3D mobile de bâtiments

[Photo Tech] L’impression 3D mobile de bâtiments

Plus d'articles