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Alstom introduit le numérique au coeur du poste électrique

Hugo Leroux

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A l’occasion du Conseil international des grands réseaux électriques (CIGRE) 2012, l’industriel français a présenté son nouveau poste électrique. Equipé de technologies numériques, il permet une automatisation et une surveillance en temps réel pour prévenir les coupures de courant.

Alstom Grid a dévoilé ses nouvelles solutions intelligentes pour les réseaux électriques du futur lors du CIGRE 2012, qui se tient à Paris du 27 au 31 août au Palais des Congrès. Parmi celles-ci, un nouveau poste de transport électrique. Baptisé Agile, il est présenté comme le premier équipé de technologies numériques faisant le lien complet entre l'apareillage et le poste de contrôle national.

« Alstom Grid propose maintenant toute les briques numériques de la chaîne reliant l’appareillage à la salle de dispatching », explique Laurent Schmitt, vice président smart grid chez Alstom. Le premier exemplaire de ce poste a été vendu à l’opérateur russe FSK pour une sous-station de transport d’électricité à haute tension (220 kV)  située non loin de Moscou.

L’innovation principale réside dans le remplacement des bus de communication en cuivre par de la fibre optique, qui offre une capacité de transmission d’information plus élevée. L’ensemble de la sous-station a ainsi pu être truffée de capteurs numériques qui relèvent en permanence ses paramètres de fonctionnement. Analysées via une couche logicielle appropriée, ces informations sont transmises en temps réel à l’opérateur. Ce dernier peut ainsi mieux prévoir  une surcharge depuis le centre de distribution nationale.

Une sécurité accrue

Pour Alstom, cette solution devrait permettre des sécuriser les points névralgiques du réseau électrique.  « Surveiller les sous stations critiques, pouvoir intervenir à temps est d’un intérêt capital pour éviter des blacks-outs massifs », explique Laurent Schmitt, vice-président smart grid. Les distributeurs d’électricité sont en effet confrontés à une instabilité croissante des réseaux, due au développement conjugué de la demande électrique et de la production fluctuante des énergies renouvelables.

Les risques d’attaques informatiques visant des installations industrielles – incarnées par l’affaire du virus Stuxnet – sont également pris de plus en plus au sérieux. « Une attaque sur le réseau électrique national pourrait avoir des conséquences néfastes », souligne Laurent Shmitt. « Il y a donc une demande pour une surveillance accrue des installations ».


Hugo Leroux
 

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