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Aimants permanents : la course au recyclage

Aimants permanents : la course au recyclage

Le recyclage des aimants permanents fait l’objet de nombreux projets de recherche. Sa rentabilité est cependant loin d’être acquise.

On les retrouve dans les disques durs, les voitures et de plus en plus d’appareils électriques. Les aimants permanents représentent 53 % de la valeur du marché des terres rares. Depuis les années 1970, pour des raisons de miniaturisation et d’efficacité, ils contiennent des terres rares. Le plus répandu est l’aimant NdFeB (néodyme, fer, bore), également composé de praséodyme et parfois de dysprosium. Aujourd’hui, moins de 1 % des terres rares sont recyclées, mais la recherche développe de nombreux projets pour y remédier.

La voie la plus intéressante pour les industriels consiste à réduire l’aimant en poudre, afin de fabriquer de nouveaux aimants aux propriétés similaires. Ce procédé se nomme la décrépitation. « On place l’aimant permanent sous hydrogène. Ce dernier se diffuse, forme des poches et fait exploser la structure, afin d’obtenir une poudre qui sera broyée plus finement ensuite », indique Étienne Bouyer, chargé d’affaires européennes sur l’efficacité matière au CEA Tech. L’institut Néel du CNRS, qui a mis au point le procédé dans les années 1990, tente d’améliorer ce procédé pour l’industrialiser. « Nous sommes capables de réutiliser 100 % de la poudre produite par décrépitation en laboratoire, affirme Sophie Rivoirard, directrice de recherche. à l’échelle industrielle, cela pose plus de difficultés, car il faut maintenir une atmosphère inerte pour éviter l’oxydation de l’aimant qui ferait perdre les propriétés magnétiques. » De son côté, le CEA, en collaboration avec l’institut Fraunhofer, a développé une technique de décrépitation dans le cadre du programme Recval-HPM. Il a obtenu une poudre d’une assez bonne granulométrie. En injectant 30 % de cette poudre, on peut fabriquer un nouvel aimant.

D’autres procédés, plus longs, permettent de séparer les terres rares du fer. La plupart des recherches tentent d’améliorer ou de remplacer l’hydrométallurgie. Elle consiste à séparer, par une extraction[…]

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