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AddFab : la fabrication additive gagne en maturité

Alain Clapaud
AddFab : la fabrication additive gagne en maturité

© Alain Clapaud pour Industrie & Technologies

Le monde de l’impression 3D a tenu salon à Paris cette semaine. L’occasion pour les professionnels de faire le point sur des techniques de fabrication additive de plus en plus utilisées par les industriels pour le prototypage rapide, mais aussi en production.

L’époque où l’impression 3D était réservée au seul prototypage rapide s’achève. Les progrès réalisés ces derniers mois ont été spectaculaires dans certains domaines comme la première édition du salon AddFab, qui s'est tenu du 30 mai au 1er juin, a permis de le constater cette semaine, à Paris. Constructeurs et distributeurs ont amené sur le salon des machines de grandes dimensions et, nouveau venu dans le domaine de l’impression 3D, HP était présent afin de vanter les atouts de ses nouvelles imprimantes Jet Fusion 3D.

L'impression métallique monte en puissance

Si l’impression plastique reste l’application la plus fréquente, c’est l’impression 3D métallique qui est aujourd’hui au cœur de l’actualité. De plus en plus de poudres métalliques sont à la disposition des industriels et les technologies de frittage laser, fusion par faisceau d’électron et projection de poudre ont démontré leur pertinence pour la production de pièces unitaires ou de faible série. Ces techniques de fabrication additive ont ainsi gagné leurs lettres de noblesse dans le secteur médical ainsi que dans le secteur aéronautique. Safran, Airbus ont été les premiers à se doter d’unités de production dédiées à l’impression 3D métalliques et leurs sous-traitants sont en train de leur emboiter le pas. Néanmoins des étapes restent à franchir avant sa généralisation. « Des questions demeurent quant à la solidité des pièces en fatigue ou en tenue mécanique » souligne Amaury Des Jamonières, ingénieur d’affaires au CTIF (centre technique des industries de la fonderie). « Un gros travail de caractérisation reste à mener car actuellement on ne peut actuellement produire en impression 3D que des pièces aéronautiques de classe 3, des pièces non critiques pour la sécurité de l’appareil. »

Le secteur médical et l’aéronautique ont montré la voie, l’automobile y vient

Le secteur automobile s’intéresse à son tour à l’impression 3D, même si les machines actuelles peinent à répondre aux contraintes en termes de taille et de volume de production propres à cette industrie. Néanmoins, l’impression 3D a une carte à jouer dans les véhicules électriques, pour lesquels chaque gain de masse réalisé représente des kilomètres d’autonomie supplémentaires. Les équipementiers s’y intéressent particulièrement, tandis que les donneurs d’ordres y ont recours pour leurs outillages. Une nouvelle étape est en train d'être franchie dans l’adoption de l’impression 3D par l’industrie.

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