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Acrobat X : mais où est passée la 3D ?

Jean-François Preveraud

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Acrobat X : mais où est passée la 3D ?

Du Smartphone aux solutions d'entreprise, en passant par les services en ligne.

© DR

A l’occasion de l’annonce d’Acrobat X, j’ai rencontré les responsables d’Adobe Systems avec qui j’ai aussi fait le point sur leur stratégie dans le domaine du 3D.

Acrobat est certainement l’un des outils informatiques les plus diffusés sur la planète. Que l’on en juge : 32 millions de licences vendues ; 90 % des ordinateurs connectés à l’Internet l’utilise ; 160 milliards de fichiers PDF sont disponibles sur le Web… Et ce n’est pas fini, car la version du ''Reader'' destiné aux Smartphones utilisant Android a déjà été chargée 3 millions de fois en quelques mois. Aussi la présentation d’une nouvelle version par Adobe Systems est forcement un événement.

« Notre métier c’est de révolutionner la façon d’interagir avec l’information quelque soit sa forme : image, son, vidéo, texte, donnée, document et de l’accompagner tout au long de son cycle de vie, de sa création à sa diffusion en passant par la collaboration, dans un souci permanent d’optimisation de cette information et de la qualité de son interaction », explique Jimmy Barens, directeur technique Europe Ouest de l’éditeur.

Collaborer plus efficacement

Dans ce contexte général, la gamme des outils Acrobat s’intéresse essentiellement au document. Et l’on nous promet que la nouvelle version Acrobat X tient compte des évolutions récentes des besoins des utilisateurs. Ainsi, la façon dont on collabore a changé. Le cercle a grandi. L’interaction ne se limite plus aux collègues du même site, mais elle s’est ouverte aux autres sites de l’entreprise, ainsi qu’aux partenaires et clients. D’une collaboration simple interne on est obligé d’évoluer vers une communication plus intuitive avec le monde extérieur. « Il faut être capable de collaborer à tout moment, avec n’importe qui sur n’importe quel projet », résume Jimmy Barens.

De plus, le temps passé à collaborer ne cesse de grandir. D’après IDC, Les utilisateurs en entreprise consacrent en moyenne 17,6 heures par semaine à créer du contenu et à collaborer avec d’autres utilisateurs internes ou externes à l’entreprise. « Il est donc essentiel d’utiliser les bons outils pour collaborer, afin d’augmenter sa productivité ». Hors aujourd’hui 70 % des utilisateurs bureautiques se servent de l’email comme moyen de collaboration. « Certes, c’est une infrastructure minimum omniprésente. Par contre, elle est peu sécurisée ».

Des documents plus complexes

« Outre les aspects collaboration, la nature même des documents qui sont utilisés a fondamentalement changée. Du document papier on est passé au document électronique, transposition numérique du papier. Aujourd’hui on se retrouve face à des documents dynamiques portant en eux même une certaine capacité d’interaction. Et surtout, ils mélangeront à très court terme le texte, l’image, la vidéo et l’audio ».

Il faut ajouter à cela l’environnement de l’entreprise qui lui aussi évolue fortement, ce qui impose une forte agilité pour s’adapter et gagner en efficacité. Seuls les besoins des directeurs informatiques ne changent pas : « il leur faut toujours améliorer les processus d’entreprise tout en réduisant les coûts ».

Ce sont ces trois grandes tendances – collaboration étendue ; document plus dynamique ; besoins d’agilité et d’efficacité – qui ont été à la base du développement d’Acrobat X. « Nous avons aussi beaucoup tenu compte des retours des clients qui se font, s’ils le désirent, automatiquement lorsqu’ils utilisent nos logiciels. Cela nous permet de développer de nouvelles fonctions correspondant aux nouveaux usages qui se font jour ».

Acrobat X est une plate-forme intégrant le logiciel, le reader et des services en ligne. Suite à l’étude des usages par les utilisateurs, une nouvelle interface à vu le jour. Très épurée et intuitive, elle est personnalisable. « Les utilisateurs vont pouvoir créer leur solution Acrobat en fonction de leurs besoins et automatiser les mini processus qu’ils activent régulièrement », promet Jimmy Barens.

Autre nouveauté, la création des documents riches et dynamiques devient beaucoup plus intuitive, sans connaissance de toute la mécanique qui peut se trouver derrière ces documents. Enfin, des intégrations poussées avec les autres outils de l’entreprise sont proposées. C’est le cas avec SharePoint ou les outils Office de Microsoft.

Et la 3D ?

Nous ne rentrerons pas plus avant dans les détails de cette plate-forme, qui sont très bien présentés sur le site de l’éditeur. Par contre, j’ai été surpris par l’absence de référence faite lors de cette présentation au 3D, il y a peu encore très présent chez Adobe.

Pour réponde à mon étonnement, Lionel Lemoine, responsable avant-vente d’Adobe Systems a tenu à préciser : « On ne jette pas l’éponge dans le domaine du 3D loin de là. Toutes les fonctionnalités 3D sont désormais à la fois intégrées dans notre lecteur gratuit et ça continue d’évoluer, et font partie du format normalisé PDF, donc sont prises en compte par Acrobat. Par contre, nous avons signé en mai dernier un partenariat stratégique avec la société Tech Soft 3D qui continue à assurer le développement du format SDK et des interfaces avec les logiciels CAO du marché. Les utilisateurs d’Acrobat Pro peuvent ainsi trouver auprès de cette société de ‘‘plug-in’’ pour disposer, format par format, de possibilités de conversion 3D ».

« La CAO est un métier à part entière qui évolue vite. Il faut baigner dedans pour le suivre correctement. C’est pourquoi nous avons préféré confier ces développements à Tech Soft 3D ».

Mais la 3D ce n’est pas que la CAO, C’est le jeu, le cinéma et bientôt plein d’applications grand public ? « Certes, mais pour le moment plus de 90 % des usages qui étaient faits du PDF avec des fonctionnalités 3D provenaient de l’industrie. Ce qui était notre cible marché. Par contre, tous nos outils dans le domaine de la création supportent bien évidement la 3D et, si le besoin s’en fait sentir, nous pourrons intégrer des contenus vidéo 3D dans le PDF », rassure Jimmy Barens.

A la semaine prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.adobe.com/fr/http://www.techsoft3d.com

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 29 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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