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Accès et gestion du temps conciliés

É. K. / T.C.A. (TechnoChroniqueurs Associés)
Accès et gestion du temps conciliés

Jean Martinelle, responsable informatique et téléphonie de Corus.

© D.R.

Producteur de rails, l'industriel a mis fin à une succession de vols internes en installant une identification des salariés grâce à leur badge. Lequel sert également à pointer les heures d'arrivée.

Depuis un an et demi, la direction de l'usine Corus Rail, située à Hayange en Moselle, peut dormir sur ses deux oreilles. En s'équipant d'un contrôle d'accès avec badges électroniques, ce gros fabricant de rails d'acier (300 000 tonnes par an) a fait d'une pierre deux coups. D'abord, la sécurité du site est renforcée et, d'autre part, le même badge alimente un logiciel de gestion du temps. De quoi faciliter le pointage des salariés de l'usine.

En contrepartie, ces derniers y gagnent au plan individuel. En effet, en passant son badge dans le lecteur de présence, un conducteur de laminoirs sait désormais combien de jours de RTT il lui reste à prendre. L'information est d'autant plus précieuse que l'accès à cette information était autrefois réservé à ceux qui disposaient d'un ordinateur. Soit une centaine de personnes travaillant dans les bureaux de Corus. « Pour l'heure, il n'y a pas d'écran dans l'usine en libre service. Mais cela viendra un jour, car cela soulagera le service des ressources humaines de certaines tâches répétitives, comme la saisie des demandes de congés », prophétise Jean Martinelle, responsable Informatique et Téléphonie de Corus.

Non content de surveiller les accès et d'alimenter le logiciel de paie, le badge sert également au pesage des camions. « Il y a d'autres applications. Entre autres, il sert de pièce d'identité. On envisage d'ailleurs d'étendre son usage pour accéder aux salles informatiques », confie le manager dont le groupe a été racheté par l'indien Tata Steel, il y a un an et demi

Stop aux convoitises répréhensibles

Sur son site de Hayange, le groupe Corus dénombre quelque 450 personnes. Hormis les employés de l'usine, il faut compter avec le personnel des sous-traitants de l'usine qui entreposent leur propre matériel dans des bungalows. Notamment des câbles électriques et électroniques. Or, avec la montée du prix des matières premières, ces produits n'ont pas manqué de susciter la convoitise de personnes peu délicates. Lesquelles ont également fait main basse sur des écrans de production et autres équipements. Il fut un temps, les vols survenaient tous les mois. Jusqu'à ce que le groupe y porte un sérieux coup d'arrêt en adoptant le contrôle d'accès de Kronos (ex-Captor), qui identifie les personnes entrantes et sortantes.

Principaux critères de sélection de ce fournisseur, sa proximité avec l'usine (l'éditeur installé à Nancy se trouve à moins d'une heure d'Hayange) et l'aspect multifonctionnel de son badge. À l'aide de leur sésame électronique, les salariés ouvrent alors leur portique d'accès et pointent en passant leur badge dans le lecteur de temps dissocié. De sorte à avoir un décompte des heures travaillées plus précis. Sachant que l'heure d'entrée d'un salarié dans l'usine ne correspond pas forcément au démarrage de sa journée de travail. « La mise en place de ce système ne s'est pas faite naturellement. Elle a préalablement fait l'objet d'une discussion au niveau du comité d'entreprise », se souvient Jean Martinelle. « Il ne s'agissait pas pour nous de "surveiller" les salariés. Nous voulions simplement donner aux chefs d'atelier ou de service un outil qui leur facilite le pointage de leurs collaborateurs présents ou absents. »

Un plan d'amélioration défini avec l'assureur

Outre les lecteurs d'identification placés à l'entrée et à la sortie de l'usine, Corus a réparti, au plus près des postes de travail, une dizaine de lecteurs de temps. Ces derniers sont reliés sous IP, via le réseau informatique, au logiciel Efficient de Kronos. Lequel gère à la fois les problématiques de sécurité et de temps. « Nous n'avons pas eu à augmenter la puissance du réseau informatique, mais il nous a fallu tirer de nouveaux câbles afin de connecter les lecteurs de temps », reprend Jean Martinelle.

Au total, le déploiement du projet aura duré treize mois, dont cinq ont été consacrés à la gestion des accès et huit à la gestion des temps, pour un coût global de 90 000 euros. Cette gestion renforcée des accès n'a pas entraîné pour autant une baisse de cotisation auprès des assureurs. Elle contribue toutefois de façon positive à l'optimisation de la sécurité du site qui fait l'objet désormais d'un plan d'amélioration défini avec l'assureur. De quoi diminuer encore les vols qui, s'ils ont sensiblement été réduits, n'ont pas pour autant complètement disparu.

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