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A Saclay, les constructeurs planchent sur la sécurité des véhicules autonomes

A Saclay, les constructeurs planchent sur la sécurité des véhicules autonomes

Démonstration du simulateur pour la sécurité du véhicule autonome (SVA)

Validation de la sécurité, lutte contre les cyberattaques et protection des données personnelles : les défis liés à l’émergence de voitures autonomes et les solutions étudiées à l’Institut de recherche technologique (IRT) SystemX étaient présentés lors de la journée portes ouvertes du 14 mars 2017.

Que se passe-t-il si mon véhicule autonome est piraté ? Et si un capteur est défaillant ? Et comment protéger les données qu’il échange avec son environnement ? Autant de questions que l’on est en droit de se poser et auxquelles tentent de répondre les chercheurs de l’Institut de recherche technologique (IRT) SystemX. A Saclay, Renault, PSA, Valeo et d’autres industriels coopèrent avec leurs partenaires académiques au sein de différents projets qui étaient présentés lors de la journée portes ouvertes de l’IRT, le 14 mars 2017.

Simulateur et scénarios pour valider la sécurité

Conditions climatiques difficiles, obstacles, pannes,… Les situations rencontrées par une voiture sont infinies. Les constructeurs de véhicules classiques font des millions de kilomètres de roulage pour chercher celles auxquelles ils n’ont pas pensé. L’équipe du projet de simulation pour la sécurité du véhicule autonome (SVA) a développé une plateforme pour simuler un véhicule autonome dans son environnement. L’objectif est de fournir des outils et méthodes pour valider le véhicule. Une vue de la caméra qui permet de se positionner sur la chaussée à partir de la signalisation et des lignes blanches. Un affichage des mesures de distances par le radar pour détecter un obstacle. Et deux autres écrans dédiés aux informations classiques d’un tableau de bord et à la vision du passager à travers son pare-brise. En cas de défaillance d’un capteur, une alerte est émise et le conducteur doit manipuler le volant et les pédales. S’il ne le fait pas au bout de dix secondes, le véhicule s’arrête. « Ce scénario a été établi pour une situation de trafic dense avec une vitesse inférieure à 70 km/h », précise Fenglong Liu, ingénieur de recherche.

Changer de langage contre les cyberattaques
Mais des défaillances de capteurs et un environnement difficile ne sont pas les seuls risques auxquels sont exposés les passagers. A l’intérieur d’un véhicule, plusieurs unités communiquent entre elles à travers un réseau CAN (Controller Area Network). Chaque unité dispose de son propre identifiant pour se distinguer et transmettre ses informations. Lorsque le volant tourne, les consignes sont envoyées électroniquement à travers le réseau. Ce n’est pas mécanique. Si quelqu’un parvient à pénétrer dans le réseau, il peut envoyer de fausses consignes. L’équipe projet de cyber-sécurité du transport intelligent (CTI) propose une solution de protection du réseau interne de la voiture. Ingénieur de recherche, Othmane El Omri explique qu’avec le mode sécurisé qu’ils ont développé, « on parvient à détecter une cyberattaque et on change de canal. Il faut imaginer que le réseau est une pièce où toutes les unités sont des personnes qui parlent en même temps. Avant de parler, chacun déclame son identité. Lorsqu’une personne détecte qu’on a usurpé son identité et qu’on parle en son nom, elle change de langage et prévient discrètement les autres. »

Eviter le pistage du véhicule

Une fois réglé le risque d’attaque du système de communication interne, il reste à gérer les échanges de données que la voiture effectue avec son environnement. « Un véhicule autonome peut signaler dix fois par seconde sa position et sa direction », explique Arnaud Kaiser, ingénieur de recherche au sein du projet de sécurité des systèmes de transports intelligents coopératifs (ISE). Se pose alors la question de la protection de ces données et de la vie privée. « Chaque véhicule a un certificat numérique unique, qui lui permet d’envoyer ses informations. L’idée est de ne pas utiliser un seul certificat, mais plusieurs. Il le change toutes les minutes, par exemple. »

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