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A quoi sert la Digital Foundry parisienne de GE ?

Juliette Raynal
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A quoi sert la Digital Foundry parisienne de GE ?

© GE

Située en plein coeur de l'écosystème numérique parisien, la Digital Foundry de GE multiplie les initiatives avec les start-up et les étudiants pour accélérer le développement de Predix, sa plate-forme dédiée à l'Internet des objets industriels. 

1000. C’est le nombre de personnes passées par la Digital Foundry parisienne de GE, depuis son inauguration en juin dernier. Située au 5 et 6ème étage de l’impressionnant immeuble Centorial, ce centre de R&D dédié au numérique s’est donné une mission : capter l’innovation à l’extérieur pour accélérer. Cette accélération, GE Digital souhaite la porter sur Predix, sa plate-forme dédiée à l’Internet industriel.  

Predix : un Linux pour l'industrie

Lancée officiellement il y a un an, Predix est une plate-forme cloud (Pass pour Platform as a service). Elle propose un environnement et des outils en ligne pour collecter et traiter les données physiques des équipements industriels. « Il faut voir Predix comme un Linux pour l’industrie » explique Robert Plana, en charge de développer l’écosystème à la Digital Foundry. L’une des applications phares de cette plate-forme est la maintenance prédictive. Elle permet, grâce à des algorithmes de machine learning, de détecter en amont des aléas, pour ne plus les subir. De quoi permettre aux industriels de réaliser de nombreuses économies. C’est le cas notamment dans l’éolien offshore où le coût d’une opération de maintenance non programmée peut rapidement s’envoler en combinant la location du bateau, la mobilisation des techniciens et le manque à gagner provoqué par l’arrêt de la machine.

Des micro-services monétisables 

Ouverte, la plate-forme permet à des tiers de développer des micro-services, que d’autres entreprises pourront utiliser pour construire un service complet, en échange d’une rémunération. Grâce à cette logique de construction par briques, la plate-forme Predix se transforme en véritable place marché pour l’Internet industriel. « Cela devient une sorte d’App Store » confirme Robert Plana.

Une communauté de 16 000 développeurs

Actuellement plus de 16 000 développeurs dans le monde travaillent sur cette plateforme. GE souhaite augmenter significativement ce nombre pour réaliser un passage à l’échelle. Pour ce faire, l’industriel mise sur plusieurs leviers. Le centre de R&D parisien a ainsi organisé un concours à destination des start-up. 40 jeunes pousses ont postulé. Seules, cinq d’entre elles seront sélectionnées pour bénéficier d’un programme d’accompagnement afin de développer des applications basées sur la plate-forme Predix. La Digital Foundry entend également travailler avec des start-up présentant un stade de développement plus avancé. « L’objectif est de leur permettre de migrer leur solution sur Predix » précise Robert Plana.

Un premier hackathon dédié à l'Internet Industriel

La structure mise aussi sur les étudiants. Elle organisait ainsi la semaine dernière son premier hackathon en Europe dédié à l’Internet industriel. Une quarantaine d’étudiants issus de cinq écoles d’ingénieurs et de data scientists ont planché pendant deux jours dans les locaux de GE. Objectif : développer un prototype d’application à partir de jeux de données issus d’équipements industriels. Avec ce hackathon, GE souhaite sensibiliser les data scientits et les développeurs aux spécificités de l’Internet industriel qui doit associer données physiques issues des machines et approche statistique pour mettre au point des applications pertinentes. C'est aussi la possibilité pour les étudiants de se faire repérer par GE. Pour l'heure, la Digital Foundry compte 75 collaborateurs. Mais d'ici 2018, Vincent Champain, directeur général de GE Digital Europe et directeur du centre parisien, souhaite s'appuyer sur une équipe de 250 personnes. 

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