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A Nantes, l’IRT Jules Verne veut diffuser ses innovations dans les usines

Kevin Poireault

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A Nantes, l’IRT Jules Verne veut diffuser ses innovations dans les usines

L'IRT Jules Verne a tenu ses "Innovation Days" les 23 et 24 mai à Nantes. Ici, l'équipe du projet FASTER présente son logiciel de simulation de tolérancement 3D des pièces d'avions.

© Kevin Poireault

L’Institut de recherche technologie Jules Verne de Nantes a présenté jeudi 23 mai les technologies innovantes de production développées en son sein avec grands groupes et PME. L'objectif, aujourd'hui : le déploiement en usine.

Comment passe-t-on d’un projet de recherche de trois ans à un déploiement ? Après sept ans d’existence, l’IRT Jules Verne, à Nantes, est à une période « charnière », selon les mots de son directeur général Stéphane Cassereau. « Notre objectif aujourd’hui est d’accélérer le transfert de nos innovations – nos systèmes robotisés et nos procédés de fabrication – vers les usines », a-t-il déclaré devant la presse jeudi 23 mai, lors des Innovation Days organisés par le centre.

Spécialisé dans les techniques de production manufacturière, l’IRT Jules Verne peut déjà s’enorgueillir de la réussite du projet Charman, un robot autonome de soudage développé pour l’industrie navale avec le Laboratoire des sciences du numérique de Nantes, les Chantiers de l’Atlantique, le Naval Group, Servisoud et Bureau Veritas. Charman est en phase d’industrialisation avancée sur le site industriel des Chantiers de l’Atlantique et a réussi toutes les certifications nécessaires.

Un cobot mobile de vissage

Le centre nantais compte répliquer ce succès avec d'autres robots. Parmi la douzaine de projets de recherche montrés lors de ces portes ouvertes, le plus avancé est Mascot, un robot collaboratif (cobot) mobile de vissage qui combine un asservissement via une caméra et une commande humaine. Alors que le projet de recherche à l’IRT est terminé depuis décembre, un prototype est en cours d’intégration chez les Etablissements Georges Renault. Nathalie Baclet, directrice du développement des projets du centre, espère voir les grands industriels impliqués dans le projet, dont Faurecia, Airbus et Renault, mettre en place ces cobots de vissage d'ici à la fin de l'année.

Cette année, les huit IRT de France ont appris une nouvelle capitale pour leur avenir : l’Etat compte réduire fortement son implication financière. Jusqu’à maintenant, l’Etat finance la moitié de chaque projet de recherche, qui coûte entre 2 et 5 millions d’euros – les industriels se partageant le reste. A l’horizon 2025, l’Etat veut limiter sa contribution à un tiers du budget d'un projet et réclame aux IRT la garantie que les industriels assument eux aussi un tiers du financement. Pour le reste, « nous déposons plus de dix projets européens par an et nous nous tournons vers la recherche sous contrat privés avec les entreprises », conclut Stéphane Cassereau.

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