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À Marseille, les start-up à la rescousse

Alexane Roupiozredaction@industrie-technologies.com

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À Marseille, les start-up à la rescousse

Dans la cité phocéenne, des accélérateurs d’innovation mettent à profit le dynamisme de start-up qui développent des technologies pour verdir le transport maritime.

Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport de fret ? C’était l’un des défis lancés par de grands acteurs locaux du maritime dans le cadre du French smart port in Med, clôturé le 4 juillet, Quai de la Joliette, à Marseille, lors du Smart port day. Initié il y a deux ans par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP) et Aix-Marseille Université, ce programme avait pour objectif d’accélérer l’innovation afin de renforcer la compétitivité du port en menant des actions concrètes dans les domaines de la logistique et du numérique. Avec une dimension transversale : l’environnement. « Nous voulions un challenge d’open innovation où de grands groupes s’appuient sur de jeunes entreprises agiles et compétentes pour répondre à leurs problématiques », détaille Jean-François Suhas, membre élu de la CCIMP.

C’est depuis Hambourg, en Allemagne, que SeaRoutes a entendu parler du défi sur les gaz à effet de serre. Lauréate de l’appel à projets en février, la start-up a collaboré avec le GPMM pour prototyper un « écocalculateur » qui quantifie ce type d’émissions. L’idée ? Démontrer que sur certains trajets, un conteneur qui passe par Marseille a une empreinte carbone plus faible que s’il passait par Rotterdam. « Un jour, les émissions de carbone seront facturées. Marseille prend les devants en développant des outils innovants qui apportent de la transparence sur l’impact environnemental des navires », constate Pierre Garreau, le PDG et fondateur de SeaRoutes. Pour cet amateur de voile, le French smart port in Med n’était qu’une raison parmi d’autres qui ont poussé SeaRoutes à jeter l’ancre à Marseille. La start-up est hébergée au sein de l’incubateur ZeBox dont les locaux ont été inaugurés en mai 2018 à quelques pas du Quai de la Joliette, au premier étage d’un somptueux bâtiment Art déco, ancien siège de la compagnie maritime SNCM. Au sein de cet incubateur imaginé par Rodolphe Saadé, le PDG de CMA CGM, c’est le futur qui se construit. Comme le rappelle l’œuvre d’un artiste de street art marseillais intitulée « Future is in ZeBox » qui orne le hall d’entrée.

Offre globale

Le futur, c’est d’abord un transport maritime plus vert. Une ambition poursuivie par plusieurs des start-up hébergées aux côtés de SeaRoutes. L’entreprise allemande Fuelsave a développé une solution d’optimisation de l’efficience motrice qu’elle destinait au départ aux camions. Face aux difficultés pour pénétrer ce marché, elle a estimé que la directive Sulphur 2020 de l’Organisation maritime internationale (OMI) représentait une opportunité. « On s’est dit qu’il y avait un virage à prendre et comme notre fondateur avait été ingénieur dans le maritime, proposer notre technologie pour des navires lui tenait à cœur »,[…]

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