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A Hanovre, l’IoT à l’honneur de l’EMO 2019

Kevin Poireault

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A Hanovre, l’IoT à l’honneur de l’EMO 2019

© EMO

L’EMO, le salon international d’usinage des métaux ouvre ses portes à Hanovre, en Allemagne, ce lundi 16 septembre. L’édition 2019, placée sous le signe de la mise en réseau et de la connectivité dans l’industrie, fera la part belle aux innovations liées aux objets connectés (IoT) dans la production.

Plus de 2 200 fabricants des technologies de production venus de 47 pays sont présents à Hanovre du 16 au 21 septembre. Pour celle nouvelle édition, l’EMO, le salon international bisannuel des machines-outils et de la métallurgie, s’est donné comme thème principal « Les technologies intelligentes au service de la production de demain » et comme axe majeur l’IoT dans la production (ou IIoT, « Industrial internet of Things »), auquel sera consacré toute une zone d’exposition.

Plus largement, l’édition 2019 de l’EMO sera largement dédiée à la numérisation de l’industrie : « Après en avoir beaucoup parlé au cours des dernières années, ces aspects sont enfin intégrés au processus de production, a déclaré Carl Martin Welcker, commissaire général de l’EMO, lors de la conférence de presse d’ouverture du salon ce lundi 16 septembre. Les usines, les machines, les outils deviennent intelligents. »

Viser l'interopérabilité

Les visiteurs auront par exemple l’occasion de voir la démonstration de nouvelles solutions de contrôle automatisé pour la gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) du britannique Renishaw, ou encore Sinumerik One, le nouveau système conçu par Siemens qui permet de faire tourner une machine et son jumeau numérique sur un seul et même équipement.

Les organisateurs présentent aussi « pour la première fois à l’international, ce lundi 16 septembre, l’Universal Machine-Tool Intefrace (Umati), un nouveau langage de communication entre les machines et les systèmes d’information d’entreprise (IT), implémenté, pour l’occasion, sur 110 machines venant de 70 fabricants », a annoncé Sylke Becker, chargée des relations presse de l’événement. Ce standard d’interface pour les machines-outils est basé sur OPC-UA, un protocole de communication ouvert pour les réseaux industriels, développé par l’OPC Foundation. Il permettrait d’améliorer l’interopérabilité entre les différents équipements du processus de production. L’association allemande des machines-outils (VDW), qui organise cette édition de l’EMO, voudrait en faire l’une des pierres pour construire l’usine 4.0.

Une nouvelle impulsion

Tournés vers l’industrie du futur, les organisateurs de l’EMO 2019 doivent malgré tout faire face à un présent moins réjouissant : selon les derniers chiffres fournis par l’association européenne des industries de machines-outils (CECIMO), les commandes de machines-outils sur le marché européen ont décliné au premier trimestre 2019 par rapport à l'année précédente. Mais Sylke Becker reste enthousiaste : « Malgré la chutes des commandes de ces derniers mois dans le secteur des machines-outils, nous sommes certains que l’EMO sera l’occasion de redonner une impulsion au secteur. »

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