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Au salon Euronaval, le programme « Smartship » met en avant ses premiers démonstrateurs de navires intelligents

Alexandre Couto
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Au salon Euronaval, le programme « Smartship » met en avant ses premiers démonstrateurs de navires intelligents

La technologie de SeaOwl a permis de téléopérer un remorqueur dans le port de Toulon depuis un poste de contrôle situé à 800 kilomètres.

Au salon Eurovanal, qui se tient en ligne du 19 au 25 octobre, maritime rime avec numérique. A cette occasion le Pôle de compétitivité mer méditerranée, porteur du programme "Smartship - navires intelligents et autonomes", dévoile ses premiers projets qui dessinent le navire du futur.

Les technologies numériques rendront-elles prochainement les marins obsolètes ? « Ce n’est pas pour tout de suite. Mais les solutions robotiques progressent rapidement », répond Marc Battais chargé de mission Smartship, Robotique et Numérique au Pôle mer Méditerranée.

A l’occasion de l’édition 2020 du salon Euronaval, qui se tient du 19 au 25 octobre dans un format virtuel, le pôle de compétitivité toulonnais dédié aux technologies de la mer a fait le point sur son programme « Smartship ».

Initiée fin 2018 par le comité stratégique de filière des industriels de la mer dans le cadre d’un appel à projet innovant (API), cette initiative vise à intégrer les nouvelles technologies de l’information et la robotique au secteur du maritime. Elle s'est traduite en 2019 par un premier appel à mobilisation d'intérêt (AMI) afin de labelliser un certains nombre de projets.

Les briques technos du navire du futur

« Nous nous appuyons sur trois grands axes : l’IoT et le jumeau numérique du navire, le marin augmenté, et enfin la robotique et le navire autonome », explique Marc Battais. « L’objectif est de pouvoir concevoir des navires plus sûrs et plus performants, tant économiquement qu’écologiquement ».

Plusieurs projets labellisés dans le cadre de ce programme « Smartship » ont abouti entre fin 2019 et 2020 à des démonstrateurs que le pôle de compétitivité à mis en avant à l'occasion d'Euronaval :

  • Seanet 3.0 : Cette solution robotisée, portée par la société IADYS (Interactive Autonomous Dynamic Systems), vise à collecter de manière entièrement autonome les déchets et les pollutions à la surface des plans d’eau.
  • Passion (pour Passerelle Intégrée d’Opération et de Navigation) : Ce projet, porté par les sociétés IXBlue, CS-Group et Diadès-Marine, ainsi que l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM), a pour objectif la création d’une passerelle du navire du future. Un système de réalité augmentée partagé permet de plaquer une représentation filmée de l’environnement les informations essentielles pour la navigation et l’anticollision. Il a été conçu pour être visible de tous les opérateurs sur la passerelle. Un démonstrateur a été testé pour la première fois fin 2019.
  • DIUSV : Il s’agit d’un robot USV (pour Unmanned Surface Vessel),  depuis lequel pourra être déployé de façon automatique un robot sous-marin électrique d’observation. Celui-ci est téléopéré est pourra effectuer des opérations de surveillance de certaines installations, comme des fermes d’éoliennes offshore. Le projet est porté par la société d’ingénierie Technip FMC.
  • SeaOwl : Portée par la société éponyme. Il s’agit d’un projet à 5 millions d’euros, pour la création d’un navire entièrement téléopéré. Une démonstration a eu lieu le 10 septembre : un capitaine a pu piloter un remorquer dans le port de Toulon depuis un poste de commandement situé dans les locaux de l’école Polytechnique à Palaiseau (Essonne)… soit à 800 kilomètres de distance.

Le Pôle mer méditerranée clôturera le 7 novembre prochain un nouvel AMI. Après sélection par le Corimer (comité de recherche et d’innovation de la filière maritime), les projets sélectionnés pourront obtenir la labellisation du pôle pour intégrer le programme « Smartship ». 

« Ces AMI devraient se pérenniser, avec un appel chaque année », explique Marc Battais, « Il y a aujourd’hui une véritable appétence du maritime pour les solutions numériques, un volet sur lequel nous avions un peu de retard. Les industriels répondent aujourd’hui présents ».

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