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Interview

5 questions à Yves de Talhouët, PDG de Hewlett Packard France

Jean-François Preveraud
5 questions à Yves de Talhouët, PDG de Hewlett Packard France

« Infiniment plus standardisés que les autres, les logiciels à la demande se prêtent difficilement à une mise en œuvre classique », Yves de Talhouët, PDG de Hewlett Packard France.

© DR

Lors d’une récente rencontre, le PDG de Hewlett Packard France a bien voulu répondre à quelques questions d’actualité sur l’informatique.

Industrie et Technologies : Combien pèse, un an après le rachat d’EDS, l’activité Services dans les revenus de HP ?

Yves de Talhouët : Près de 40% de notre activité sont maintenant orientés vers les services, qui représentent sans doute un potentiel considérable avec le développement de nouvelles approches comme le ‘‘cloud computing’’ et autres applications à la demande.


IT : On parle beaucoup de l’informatique verte, comment vous placez-vous face au défi écologique ?

YDT : L’informatique est responsable de 2 % des émissions de CO2. Cela dit, nos efforts se concentrent sur l’économie d’énergie avec des innovations remarquables. L’auto surveillance des équipements dans les centres de données en est un exemple. La répartition de la charge de travail se fait dans ce cas, automatiquement entre les différents serveurs pour délester ceux qui sont trop ‘‘chauffés’’.


IT : Les outils collaboratifs ont le vent en poupe. Quels sont les précautions à prendre quand on adopte une telle stratégie ?

YDT : Pour réussir, il faut bien sûr mettre en œuvre des serveurs distribués, mais aussi et surtout une logique de contrôle sans faille au niveau du service. Il faut s’assurer que la qualité du service est bien respectée. Nous travaillons sur ce sujet avec plusieurs centres universitaires, ainsi qu’avec Intel et Yahoo, pour mettre au point des solutions qui seront disponibles d’ici deux ans.


IT : Comment expliquez-vous le peu d’empressement des utilisateurs pour les logiciels à la demande dans le domaine de la gestion industrielle ?

YDT : Les entreprises veulent toujours adapter la solution à leurs processus et non l’inverse. Ce qui donne lieu à des applications difficiles à mettre en route, longues et coûteuses. Infiniment plus standardisés que les autres, les logiciels à la demande se prêtent difficilement à cette approche. Quant aux PME, il s’agit surtout pour elles d’un blocage psychologique. L’informatique reste toujours pour ces entreprises quelque chose d’assez mystérieux et elles n’imaginent pas que l’on puisse confier des données stratégiques à un prestataire extérieur. Car en cas de pépin, toute leur richesse, informationnelle bien sûr, se transforme en fumée… Reste encore à faire, un effort pédagogique important.


IT : Vers quels chemins s’oriente l’informatique actuellement ?

YDT : Chaque domaine connaît ses propres développements. La technologie ‘‘lame’’, très performante et peu encombrante, se généralise dans l’industrie des serveurs et du stockage, poussée par le développement fulgurant d’Internet. Les PC connaissent un effet de bipolarisation : les utilisateurs s’orientent vers le bas ou le haut de gamme, en délaissant le milieu. Avec une mention pour les portables qui emportent tout sur leur passage. Quant aux imprimantes, le saut vers le tout numérique sera incontournable. Ce qui permettra la mise en œuvre des applications personnalisées à la demande. Comme par exemple, dans l’impression de journaux, l’impression des pages dédiées à une région ou à un public spécifique…

Propos recueillis par Mirel Scherer

 

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