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48 % des PME françaises équipées d'un PGI

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Tel est l’enseignement majeur de la première édition du baromètre Oracle/IDC destiné à fournir plusieurs fois par an un état des intentions d’achat, ainsi que de la pénétration des progiciels de gestion

Résultat d’une enquête téléphonique approfondie menée en janvier 2005 auprès de plus de 300 entreprises françaises de 100 à 2 000 salaries, ce baromètre donne une idée du potentiel du marché français du PGI dans un secteur très convoité par les éditeurs de ces progiciels, celui des PME. Les entreprises consultées se repartissent de manière homogène sur trois segments(entreprises de 500 à 2 000 salariés - entreprises de 200 à 500 salariés - entreprises de 100 à 200 salariés) et sur trois secteurs verticaux cibles (l'Industrie, le secteur du BTP étant inclus dans le secteur Industrie ; le secteur du Commerce et de la Distribution ; le secteur des Services, qui regroupe les secteurs de la Banque / Assurance / Finance, des services aux entreprises, des Loisirs et Média, des gestionnaires de Réseaux et des Télécommunications).

Premier constat de l’enquête : les PME françaises croient avoir un PGI… ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, les résultats de l'enquête Oracle/IDC montrent qu'à la fin 2004, 48 % des PME sont équipées d'un PGI. Cela représente un total de 6 870 entreprises, mais elles sont bien plus nombreuses à croire utiliser un PGI.
En effet, lorsqu’on leur pose simplement la question de savoir si elles ont un PGI, elles sont 68 % à l’affirmer. Cela représente un supplément de 3 000 entreprises (soit plus de 20 %) qui utilisent des logiciels de gestion Best of Breed ou des logiciels issus de développements spécifiques, mais qui sont persuadées qu'il s'agit d’un PGI. Ce décalage tient à l’impact d’une communication agressive de la part des ténors du marché, mais également à la complexité des systèmes d’information de gestion en place au sein des PME.

Des disparités suivant la taille des entreprises et  la nature des applications

Une lecture par segment des taux d'équipement PGI fait apparaître des taux d'équipement relativement proches sur les différents segments du marché, ce qui montre que c’est le secteur d’activité (l’industrie en l’occurrence) qui influe sur le choix d’un PGI plutôt que la taille de l’entreprise.

Une lecture fonctionnelle du parc applicatif des PME met en évidence une forte hétérogénéité dans les choix logiciels – PGI, Best of Breed, développement spécifique – pour couvrir les applications. Les résultats de l'enquête Oracle/IDC montrent que l’automatisation des applications de gestion est loin d’être complète au sein des PME. Si toutes les entreprises utilisent un logiciel de gestion comptable et financière, elles sont, par exemple, 76 % à faire appel à un logiciel pour leur gestion commerciale, 64 % pour la gestion des ressources humaines, 40 % pour la gestion de leur service client.

L’adoption d’un PGI plutôt qu’un Best of Breed ou un développement spécifique semble répondre à des critères fonctionnels. Ainsi, les PME françaises choisissent plutôt un PGI pour couvrir leurs besoins de gestion comptable et financière, de gestion commerciale, de gestion de la production, tandis que leur préférence va à un logiciel de gestion spécifique pour la gestion des ressources humaines (seules 26 % des entreprises utilisent un PGI pour la gestion des RH). Les développements spécifiques s’imposent plus souvent pour la gestion commerciale, la GPAO et les applications de CRM (service client et automatisation des forces de ventes - SFA).

1 400 nouveaux projets PGI dans les PME en 2005

Le baromètre Oracle/IDC montre que 2005 sera dans la lignée de 2004. Ainsi, en janvier, 9 % des PME françaises envisageaient d'acquérir et de mettre en place un nouveau PGI en 2005. Ce sont des intentions d’achats ! Dans les conditions économiques actuelles, il est raisonnable d’anticiper un taux de conversion compris entre 70 % et 80 %. Il devrait ainsi y avoir au total entre 1 200 et 1 400 nouveaux projets PGI en 2005 dans les PME. Parmi ceux-ci, près des trois quarts concerneront des entreprises déjà équipées d'un tel outil et qui vont renouveler ce progiciel. A l'inverse, un quart des projets sera lancé par des entreprises qui possèdent des solutions Best of Breed qu'elles veulent changer au profit d’un PGI.

Ces chiffres témoignent de la lente érosion de la base Best of Breed mais, surtout, ils montrent le poids d’ores et déjà important de la base installée PGI dans la dynamique du marché. Une cinquantaine d'éditeurs sont actifs sur ce marché, dont une dizaine représentent plus de la moitié.

Si l’on peut s'attendre à une relative stabilité de la dynamique des nouveaux projets PGI en 2005, le baromètre Oracle/IDC montre que les éditeurs peuvent néanmoins compter sur un potentiel de développement auprès de leur base installée.

En effet, de nombreuses entreprises déjà équipées d’une application PGI opérationnelle vont poursuivre leurs investissements en 2005.  On voit ainsi que 10 % des PME françaises envisagent une extension fonctionnelle autour de leur PGI en 2005. Or le marché des extensions fonctionnelles reste un marché captif. Au titre des autres évolutions envisagées par les PME autour de leur PGI, on retrouve parmi les principaux objectifs des investissements : la migration vers de nouvelles versions; l'augmentation du nombre d’utilisateurs; le changement de serveurs; le déploiement sur des sites supplémentaires et le changement d'architecture.

L'importance des prestataires

Il est intéressant de noter que les projets PGI impliquent pour une grande part les partenaires. Les entreprises passent par eux pour acheter leurs logiciels, et ceci quelles que soient les segments du marché. Ainsi, on estime à 56 % la part des PME françaises s’adressant à des partenaires pour acheter leurs logiciels; la majorité (41 %) privilégiant un partenaire à forte compétence services pour participer à la mise en place du système. Une part de 35 % des PME françaises s’adresse directement aux éditeurs, tandis que 9 % d’entre elles utilisent des PGI fournis par leur maison-mère.

Un autre impact vient des ressources informatiques internes limitées des PME pour lesquelles il est difficile de constituer une équipe en mesure d'assurer la migration des applications en place vers de nouvelles versions, de faire évoluer les architectures… Les entreprises sont ainsi de plus en plus nombreuses à faire appel à une société tierce pour des prestations de TMA (13 % prévue en 2005, contre 10 % en 2004) et d'infogérance d'exploitation (6 % prévue en 2005,  contre 3 % en 2004). Là aussi, on retrouve un rôle important dévolu au partenaire revendeur.

Mirel Scherer

 


 

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