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3. ESISAR / SETARAM Un analyseur thermique robotisé

Youssef Belgnaoui

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Des élèves ingénieurs de l'Esisar ont réalisé en six mois un prototype robotisé de l'appareil d'analyse thermique DSC131 de Setaram.

L'École supérieure d'ingénieurs en systèmes industriels avancés Rhône-Alpes (Esisar - INP-Grenoble) affiche clairement ses prix. Pour 22 000 euros, elle met à la disposition des entreprises une équipe de trois élèves ingénieurs pour le développement de leur projet industriel.

La collaboration avec le spécialiste de l'analyse thermique Setaram en est le parfait exemple. Après avoir tenté de développer la robotisation d'un analyseur thermique qui ne répondait pas aux attentes des équipes commerciales et marketing, l'entreprise rhônalpine a fait appel à l'école d'ingénieurs afin de profiter de ses compétences en électronique, informatique et automatisme. Setaram a confié à l'Esisar le projet de robotisation de son appareil d'analyse thermique DSC131.

Pour réaliser l'analyse, un opérateur doit placer manuellement dans le calorimètre DSC un échantillon de mesure et un échantillon de références contenues dans un creuset. L'objectif du projet et d'automatiser cette opération.

Plusieurs choix soumis à chaque étape

L'analyseur sera partiellement ré-étudié afin d'automatiser l'ouverture du capteur ainsi que l'introduction et le positionnement des creusets à l'intérieur de celui-ci. Une zone de stockage de quarante échantillons devra être prévue. Principales contraintes : le robot devra placer les creusets avec une précision de ± 0,3 mm et être suffisamment rapide pour que la durée du cycle de chargement ne dépasse pas 67 secondes. Le cahier des charges a été établi et validé avec tous les services de Setaram (commercial, marketing, achat, design, production). Les élèves ingénieurs ont démarré ce projet par l'étude des différents types de mouvement, des moyens de déplacement et de préhension des creusets. La gestion des mouvements du robot se fera par un microcontrôleur relié à un PC sur lequel tourne aussi le logiciel d'analyse thermique de Setaram. « À chaque étape de l'étude, les élèves ont proposé aux équipes de Setaram différents choix techniques. Aucune solution n'a été imposée à l'entreprise », indique Nicolas Charroud, chargé de projet et professeur à l'Esisar.

Le planning a été respecté et l'objectif atteint. En six mois, un prototype a été réalisé.

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