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25 brevets du CNES cherchent (entre)preneurs sur Startsquare

Aurélie Barbaux

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- 29/09/2016 08h:35

Bien sur il va réussir tout seul là où des dizaines de personnes (a priori incompétentes) et des centaines de millions d’euros ont déjà été investis… un site internet, personne n’y avait pensé ! Pour info, il existe plusieurs sociétés du même genre.

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25 brevets du CNES cherchent (entre)preneurs sur Startsquare

© captrue

Startsquare se veut le "Meetic" de la valorisation technologique. La start-up, créée il y a un an à Lyon, a persuadé la cellule de valorisation du CNES de l’utiliser pour le transfert de 25 de ses brevets.

Valoriser la recherche ! Plus facile à dire qu’à faire. Surtout pour les laboratoires publics. Principal défi - une fois réglées les épineuses questions des brevets à détenteurs multiples et de la maturation technologique - faire rencontrer une technologie avec quelqu’un qu’elle intéresse. Et là, les cellules de valorisation et autres sociétés de transfert de technologie (SATT) ont beau embaucher des chargés d’affaires, la tâche reste immense, ingrate et bien peu productive. Alerté du problème par un de ses amis chercheurs, un jeune diplômé de l’EMLyon Business School, Tanguy Confavreux, avance une solution numérique au problème : un site internet de rencontres technologiques, Startsquare. « On s’inscrit dans le paysage de la valorisation publique pour laquelle, pour la première fois, nous proposons une interface de guichet unique qui puisse être utilisée par tous les acteurs », explique le jeune entrepreneur.

Déjà deux projets de start-up

Lancée à Lyon en mai 2015 par trois cofondateurs (Tanguy et Renaud  Confavreux et Julien Maupetit), la plateforme s’adressait d’abord aux start-up ou futur entrepreneurs, en leur proposant, après identification et première définition des sujets d’intérêt, de leur présenter les technologies que cherchent à valoriser des laboratoires publiques ou des SATT. Résultat, en un an, deux technologies ont trouvé preneur en vue de la création de deux start-up dans le domaine de la santé. Le premier projet, Heart24, porté par Allan Beke, 26 ans, doctorant à Gustave Roussy, dans l'équipe du Pr. Solary, va valoriser une invention de René Ferrera, ingénieur de recherche au Laboratoire de recherche en cardiovasculaire, métabolisme, diabétologie (Carmen) de la faculté de médecine Lyon Nord. Le second, Nanocontainers, porté par Vikramsingh Rai, 30 ans, vise à valoriser une technologie liée au traitement du cancer. Elle est issue d’un laboratoire de biophysique basé à Toulouse. Les deux start-up sont en cours de création.

70 technologies à valoriser

Si les premières technologies à valoriser présentées par Startsquare étaient principalement dans le domaine de la santé, le portefeuille se diversifie vers la robotique, la chimie, le numérique, le nucléaire, etc. La cellule de valorisation du Centre national d’études spatiales (Cnes) a en effet décidé de mettre en ligne sur Startsquare 25 de ses brevets à valoriser : systèmes de géolocalisation précis au centimètre près, moule pour grande taille pour matériau composite, traitement des eaux contaminées… Orange teste aussi le service pour valoriser un système de chiffrement de données. D'autres apporteurs de brevets préfèrent rester anonymes.

Ouverture aux entreprises

Depuis son lancement, la start-up  revendique 1100 utilisateurs (entrepreneurs, porteurs de projets, entreprises et structures publiques), 70 technologies à valoriser (y compris celles du Cnes) et une quarantaine de mises en relation, sur lesquelles se rémunère (soit au forfait, soit au projet) la plateforme. D’ici à janvier 2017, la start-up souhaite atteindre les 2000 utilisateurs et les 100 projets en ligne, et pourrait être à l’origine de cinq projets de start-up.  Pour y arriver, depuis début septembre, la plateforme s’adresse non plus uniquement aux entrepreneurs et porteurs de projets mais également à des entreprises installées en quête de nouvelles technologies pour innover. « Depuis 1er septembre, nous avons déjà 40 entreprises inscrites, qui pourraient à leur tour publier des brevets à valoriser », se félicite Tanguy Confavreux.  C’est tout le mal que l’on souhaite à la plateforme.

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