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[2020 en technos] SpaceX en tête dans la course à internet depuis l’espace

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[2020 en technos] SpaceX en tête dans la course à internet depuis l’espace

60 satellites Starlink ont décollé de Cap Canaveral (Floride) à bord d'un lanceur Falcon 9, en janvier dernier.

© Twitter / @SpaceX

L’année 2020 a été rythmée par les lancements effrénés des satellites de la constellation de SpaceX, destinés à fournir internet depuis l’espace. L’entreprise OneWeb, à deux doigts de faire faillite à cause de la crise sanitaire, revient finalement dans la course après avoir été rachetée par le gouvernement britannique ainsi qu’un opérateur de téléphonie indien. Ces projets posent toutefois des problèmes de pollution spatiale.

L’espace devient un marché à ciel ouvert pour les industries télécoms. L’année 2020 signe une avance nette de SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, sur son concurrent principal OneWeb, concernant les projets de constellations de satellites en orbite basse pour fournir une couverture internet globale à bas coût.

OneWeb, qui avait pourtant ouvert le bal en février 2019, envoyant les 6 premiers satellites, a bien failli fermer boutique à cause de la crise sanitaire. Autre acteur dans la course, Amazon a officialisé sa demande en juillet 2019 auprès de la Commission fédérale des communications américaine (FCC) et prévoyait de déployer 3 236 satellites dans l’orbite terrestre basse pour fournir un accès internet très haut débit aux Etats-Unis et « dans de nombreux autres pays ».

SpaceX enchaîne les lancements par grappes de 60 satellites…

Déjà en 2019, SpaceX frappait fort avec deux déploiements massifs de 60 satellites. En 2020, les mises en orbite explosent : treize nouveaux lancements de même ampleur ont abouti, portant ainsi à 895 le nombre de satellites Starlink en orbite, d’après le décompte Wikipédia.

Selon l’entreprise, la couverture mondiale, même dans les zones les plus reculées, devrait être possible après 24 lancements, soit 1440 satellites au total. Mais les demandes d'autorisations de SpaceX à la Commission fédérale des communications (FCC) esquissent des ambitions plus grandes. La FCC a donné son accord pour le déploiement de deux constellations : la première compte plus de 4 400 satellites en orbite basse (entre 550 km et 1 325 km), et la seconde plus de 7 500 satellites en orbite très basse (entre 335 km et 346 km).

… tandis que One Web redécolle

Il s’en est fallu de peu. Fin mars, l’entreprise américaine annonçait son dépôt de bilan. Elle arguait alors que les négociations pour obtenir des investissements destinés à financer « son déploiement et son lancement commercial » n’avaient pas abouti à cause de « la propagation du Covid-19 ».
Retournement de situation au cours de l’été : le gouvernement du Royaume-Uni (via le ministère du commerce, de l'énergie et de l'industrie) et l’opérateur de téléphonie indien Bharti Global Limited ont annoncé le rachat, à parts égales, de l’opérateur de constellation de satellites pour un milliard de dollars. De quoi « financer le redémarrage complet des activités commerciales », indique l’entreprise dans un communiqué.

Le lancement des 6 premiers satellites avait eu lieu le 27 février 2019. Le dernier remonte au 18 décembre 2020 avec une grappe de 36 satellites, portant l'effectif total à 110.

Une deuxième génération de nano-satellites pour Kinéis

Bonne année pour Kinéis, le projet français de constellation de nano-satellites pour l'Internet des objets (IoT) a levé 100 millions d’euros en février dernier. Cette somme sera essentiellement dédiée à la production et aux achats de 25 nano-satellites ainsi que leurs lancements, une vingtaine de stations au sol, au centre de mission du projet et à l’infrastructure informatique pour traiter la donnée, et des, d’après le directeur de l’innovation, Marc Leminh. « Un autre investissement concerne le développement de terminaux pour que les utilisateurs puissent communiquer avec les satellites », a-t-il détaillé.

ClearSpace, le grand ménage en orbite basse d'ici 2025

Fin novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a signé un contrat de 86 millions d’euros avec la start-up suisse ClearSpace pour récupérer un morceau d’un ancien lanceur Vega en orbite autour de la Terre (départ prévu en 2025).

Luc Piguet, président directeur général de ClearSpace, admet que le but de créer un service commercial « sera un vrai challenge ».

Un des enjeux majeurs sera de réduire les coûts de ce type de service. Et surtout d’attirer les opérateurs de satellites comme SpaceX ou OneWeb, qui les produisent à la chaîne à des prix très bas.

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