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[2020 en technos] 5G : l'industrie dans les starting-blocks

Martin Clavey
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[2020 en technos] 5G : l'industrie dans les starting-blocks

© D.R.

Si le dossier de la 5G reste un dossier brûlant au niveau écologique et sanitaire et que les autorités françaises prennent leur temps pour permettre la mise en place du réseau public, les industriels français se préparent à rejoindre les coréens, les suisses et les allemands dans l’installation de ces réseaux pour transformer leurs usines.

Les industriels français commencent à s’emparer de la 5G pour leurs usines. Alors que le dossier de la 5G est entré dans le débat public sur les plans écologique et sanitaire, l’industrie veut profiter de cette nouvelle génération de réseaux de télécommunication pour se moderniser et rendre plus flexibles ses chaines de production.

En pleine crise de la Covid-19, l’attribution des fréquences 5G a pris du retard sur les réseaux destinés au grand public, mais le processus suit maintenant son cours. Pour l’industrie, pas besoin de suivre ce dossier pour se lancer dans l’aventure. La France permet déjà l’exploitation de certaines fréquences (26-28 GHz) pour tester certaines applications dans les usines.

Reste à anticiper les risques de cyber-sécurité, avérés, et à prendre des précautions pour les salariés de ces usines du futur.

L’Anses et le Conseil d’état sur la même longueur d’onde

En début d’année, l’Anses ne voyait « apparemment pas de quoi freiner les déploiements pour l'industrie du futur » après avoir publié une étude préliminaire relative à l'évaluation de l'impact de fréquences 5G sur l'organisme.

De son côté, le Conseil d’état a débouté par deux fois, deux ONG qui lui demandaient de suspendre en urgence le déploiement de la 5G.

Orange grand gagnant des enchères 5G

Si la Covid-19 a obligé l’Arcep à repousser les enchères prévues en avril dernier, celles-ci ont finalement profité à l’opérateur télécoms historique Orange qui obtient 4 blocs de fréquences pour 854 millions d'euros.

L’éviction de Huawei renforce Ericsson

Du côté des équipementiers, si Huawei était identifié comme le principal partenaire par les industriels européens, son éviction - pour le moment - du marché français par l’Agence française de sécurité des systèmes d’information (Anssi) a permis à Ericsson de se positionner comme l’un des seuls possibles pour les futurs contrats 5G dans l’Hexagone avec son concurrent finlandais Nokia.

L’industrie française commence à tester la 5G dans ses chaines de production

Comme l’explique le président de l'Alliance 5G pour les industries connectées et l'automatisation (5G-ACIA), Andreas Müller, « si le propriétaire d’une usine décide d’utiliser la 5G pour améliorer sa production, il peut, dans certains pays, déployer son réseau local tout seul ou par l’intermédiaire d’un opérateur ». La France, par exemple, permet aux industriels d’utiliser certaines fréquences (26-28 GHz).

Si Osram préparait, en Bavière, dès le début de l’année, l’utilisation de la 5G dans sa chaine de production,  Schneider Electric lançait officiellement fin septembre la première usine équipée de 5G en France. Cette arrivée de la 5G pousse aussi le secteur des semi-conduteurs à se réinventer.

De nouveaux risques de cyber-sécurité bien réels

Si les industriels commencent à prendre au sérieux la révolution que peut apporter la 5G à la gestion de leurs chaines de production, ils devront aussi faire attention aux risques qu’elle porte en matière de cyber-sécurité. En début d’année, des chercheurs ont listés 11 failles concernant la 5G et  la virtualisation du réseau, permettant notamment l’introduction plus facile de portes dérobées (backdoors), est  au centre de toutes les craintes.

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